‹ Les vignettes romantiquesChapitre 39 sur 104 · I. Une Ame en peine. Paris, Levavasseur, 1834. ln · texte numérisé non relu

I. Une Ame en peine. Paris, Levavasseur, 1834. ln

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— Cest Homère, le Dante, Milton et TArioste, traduits d*une vignette du moyen âge I

— Cest une nielle de Florence 1

— Cest un miroir concentrique où la nature se réfléchit l »

Puis les voix devenant plus confuses, j'entendis comme un chœur d'opéra, à travers le bruit duquel perçaient quelques notes plus fortes que les autres :

« Psychologique, — œcuménique, — polytechnique, — pathologique, — figue, — plique, — blique, — curieux, — divin 1 — d'honneur I... — étourdissant 1 — vissant ? — gisant ? — poétique, — scriptural 1... — Byron ! — Scott, — crott', — bon, — tal, — pal, — Zschokke M... »

A travers cette gausserie rabelaisienne que se permettait Balzac, peu sacerdotal de sa nature, on retrouve les adulations de salons, parfois de commande, parfois ironiques, dont se payent les auteurs, à la suite de la lecture de morbifiques et piteuses tragédies, de sonnets et de sornettes rimes dont se rendent complices, vis-à-vis de leurs invités, quelques maîtresses de maison.

— Il y a de la poésie là dedans ! est un autre cliché romantique de Tépoque qui faisait le désespoir d'un certain M. Ch. Deglény, auteur d'une étude sur le Langage à la mode^. C'est également à cette date, à s'en rapporter au même écrivain, que fut lancé dans les salons le mot rococo, dont le sens ne fut pas fixé tout d'abord.

Rococo! Drôle de mot que celui-là, qui se replie comme un serpent sans qu'on puisse l'atteindre, échappe à toutes les définitions, se livre à toutes les fantaisies, se prête à tous les caprices, proscrit tout ensemble les genres les plus opposés et permet d'accoupler David à M. Dubufe, M. Viennet à Racine : on n'ignore pas qu'avant d'être un polisson. Racine était rococo.

Suivant l'honnête M. Deglény, qui s'en plaint amèrement,

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