LUI
Lui, lui, lui n'aurait pas été fâché que le crayon d'un dessinateur à la mode agrémentât ses récits désolés; la fortune du provincial lui permettait ce luxe. Tony Johannot répondit à ses désirs en décorant d'un frontispice le drame les Deux Destinées^; mais il semble que de certains écrivains refroidissaient la verve du vignettiste. Peut-être Johannot avait-il besoin de vivre de cœur avec ses compagnons, d'être échauffé par l'enthousiasme parisien; aussi la vignette en tête du. drame de Forneret n'a-t-elle pas le ragoût habituel du maître.
Je parle de Xavier Forneret bien sommairement et avec le sentiment d'un manque de regard d'ensemble nécessaire pour juger son œuvre diverse et touffue de penseur, de poète, de romancier, d'auteur dramatique.
Je n'ai pas eu le bonheur de connaître l'homme. Ses manchettes, paraît-il, avaient une envergure égale à celles de M. Barbey d'Aure-