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ÉPILOGUE 32.J

public de 1770, ne doit pas moins marquer comme ayant apporté le premier sur le sol français une plante sauvage mais vigoureuse.

A un autre titre, Técole romantique eût dû honorer Voltaire. Plus d'un historien moderne le regarde comme un des précurseurs de 1789 ; il contribua également à l'éclosion de la révolution littéraire de i83o, et sa place est tout indiquée aux côtés de M"* de Staël et de Chateaubriand, en tant qu'initiateurs du mouvement nouveau.

Voltaire, le tragique, s'inquiétait vivement de couleur locale.

La jeunesse a une tendance à laisser dans l'ombre les hommes qui lui ont prêté l'appui de leur doctrine; parfois même elle les traite avec une pitié méprisante, voulant faire croire qu'un système nouveau est sorti tout entier de sa cervelle. Cela s'est vu à toutes les époques et dans toutes les écoles.

Nous qui ne voulons pas faire preuve d'ingratitude envers Voltaire, nous disons : — La tragédie de Zaïre est une œuvre sans doute démodée; elle n'en fut pas moins conçue suivant certaines préoccupations qu'on devait, soixante ans plus tard, appeler romantiques.

A défaut du mot, Voltaire s'inquiétait de la chose. Il en parle gaiement à ses amis, suivant son habitude, sans en faire le thème de manifestes ambitieux.

Oui, je vais, mon cher Cideville, Vous envoyer incessamment La pièce où j'unis hardiment Et TAlcoran et TÉvangile, Et justaucorps et doleman, Et la babouche et le bas-blanc, Et le plumet et le turban.

Justaucorps, dolmans, babouches, plumets, galères capitanes,

ne furent- ils pas depuis employés avec excès par les poètes?

Au début de sa vie littéraire, Victor Hugo, ayant à étudier Voltaire, en ressentit peut-être quelque influence*.

Qui sait si Za'ire n'a pas préparé la venue des Orientales?

1. Lettres choisies de Voltaire, précédées d'une notice sur la vie et les ouvrages de cet écrivain célèbre, pir M. Vicior Hugo. Paris, Boulland, 1819. In-iz.

MGNETTE DE FOUSSERE.

gravée p»r Porret.

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