‹ Les vignobles et les arbres a fruits a cidreChapitre 27 sur 74 · AZOTE · texte numérisé non relu

AZOTE

donné

rao-

des

et

TITÉ

de

de la fumure

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Dçrr

MJM

par hécta

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quantité employée.

fumure par an.

par hectare.

par chaque fumurf

que fumure.

kil.

fr. f»tn

kil.

kil.

hect.

Palus du Bor-

bon fumier de ferme, 27,000

270 ou 00

delais.

kilogrammes tous les 3 ans.

Beaujolais..

Bon fumier de ferme, 30.000

kQogramm^ïs tous les 3 ans.

Ptty-de-D6me

Bon fumier de ferme, 30,000 kilogrammes tous les 6 ans.

Hérault.. . . .

Tourteaux de coIia, î,ÎOO kilogrammes tous les 2 ans.

Hérault.....

Bon fumier de ferme, 29,000 kil«igrammes tous les 3 ans.

Gard

Bon fumier de terme, 36,000 kilogrammes tous les 4 ans.

iOO

Hérault....

Chiffons de laine, 2,200 kilogrammes tous les 5 ans.

Jura

Bon fumier de ferme, 48,000 kilogrammes tous les 3 ans.

Canton de

Bon fumier de ferme, 65,000

Vaud(Siils«e]

kilogrammes tous les 3 ans.

(TlK

bUMS.

On voit par ce tableau que, sauf le degré de fertilité inhérent à chaque cépage, notamment à ceux du ifidi, l'abondance du produit est en raison directe de la quantité de fumure employée ; mais il est très-probable que la qualité de la vendange est en raison inverse de raboar dance de cette fumure.

llode d'application des entrrai». — Nous avons

yu précédemment que, parmi les engrais qui conviennent au vignoble, ceux qui sont très-azotés favorisent le développement du bois, et ceux qui sont riches en sels de potasse augmentent la fructification. Il convient d'examiner si ces deux sortes d'engrais doivent être employées successivement ou simultanément.

- Nous pensons qu'on devra commencer par former le plus rapidement possible la charpente et les racines du cep. Il conviendra donc, dans ce but, d'user largement des engrais azotés pendant les premiers temps qui suivront la olaotation. L'emploi des sels de potasse avant ce moment pe ferait que nuire au résultat en donnant lieu à des récites prématurées qui fatigueraient les jeunes plants. • Les souches étant complètement établies, on pourra ensuite employer simultanément les deux sortes d'engrais. J Ces engrais peuvent être appliqués à l'aide de trois

Îrocédés différents : on peut les étendre sur toute la surice du sol, ou les placer au pied de chacun des ceps, ou enfin les répandi*e en ligne continue au fond d'une rigole ouverte au milieu de l'espace qui sépare chacun des rangs ée vignes.

La fumure en plein qui consiste à répandre les engrais $ur toute la surface du sol, puis à les enterrer au moyen d'un labour, ne peut être employée que pour les engrais trèsdivisés qui sont facilement répartis. D'ailleurs, ils sont irrégulièrement enterrés. Enfin, ils se trouvent répandus jusqu'au pied des ceps, là où ne sont pas placées, évidemment, les parties absorbantes des racines de la vigne. D'oii il suit qu'une partie de ces engrais n'est pas utilisée par ces ceps. Nous ne pensons donc pas que ce soit le procédé le plus recommandable.

La répartition des engrais au pied de chacun des ceps présente aussi de graves inconvénients. Il faut déchausser successivement chacun d'eux avec des outils â main, et c'est là nn travail long et coûteux (fig, 150). D'un autre côté, pour

que les engrais exercent toute leur puissance sur le développement des plantes, il faut qu'ils soient placés à portée des extrémités radiculaires qui, . ' / Y / Y / ï / j seules, sont douées de la faculté \,..y\^,f "y.. ,/'':■■•..:{ d'absorption. Or les racines de la vigne étant très-longues et peu ramifiées, c'est à une certaine distance des ceps que les entrais devraient être placés, et non au pied. — Le procédé que nous venons de décrire est donc vicieîix.

Il favorise d'ailleurs le développement d'un grand nombre de

Fig.150. - DéchaussemeDt des i^dicelles au COllot dcS COpS, lesceps pour la fumure. ,, . ^ /»»•-.

quelles nuisent aux fonctions des racines principales, et sont d'ailleurs mutilées, soit par l'action des instruments de labour, soit par la sécheressa — Toutefois, il est difficile d'employer une autre méthode pour les vignes plantées confusément.

Pour les vignes en lignes régulières, il y aura donc grand avantage à placer la fumure au milieu des rangs, à une profondeur moyenne de 0°»15 dans le Nord et de 0^5 dans le Midi. On tâchera de faire cette opération à la fin de l'automne; ces engrais se décomposeront pendant l'hiver et pourront fournir aux racines leurs éléments nutritifs lors dtt réveil de la végétation.

Le mode d'application le plus économique pour ces engrais consiste à ouvrir au milieu de chaque espace qui sé-

Fig. -is-l.—Buttoir fixé sur la charrue Messager pour ouvrir les rigoles destinées aux engrais.

ENGRAIS ET AMENBEMENTS. 195

pare les lignes une rigole assez profonde.* Cette rigole sera promptement ouverte au moyen du buttoir {ûg. 151) construit par M. Messager, de Chanvre, et qui s*adapte à sa charrue au moyen de la tige de fer A. On doit, pour ouvrir assez profondément le sillon au moyen de ce buttoiu, en rapprocher le plus possible les deux ailes au moyen de la crémaillère B, afin de donner le moins de thrage possible au cheval qui traîne cet instrument. M. Messager a donné au côté droit du soc de ce buttoir une direction parallèle à la ligne de tirage, afin que cet instrument soit plus facilement maintenu dans sa direction. Les lignes de ceps étant séparées par un intervalle d'un mètre, ce buttoir peut ouvrir les allions sur une surface de 2 hectares par jour.

Lorsqu'on aura à fumer de grandes surfaces accessibles aux voitures, on pourra économiser les frais de répartition des engrais en procédant de la manière suivante: Les rigoles destinées à recevoir ces engrais ayant été ouvertes à l'avance, on se sert d'une voiture contenant la fumure et montée sur des roues dont le diamètre est tel que l'essieu passe sans les toucher au-dessus des rangs de ceps. n en résulte que, le cheval suivant l'un des entrelignes, les deux roues circulent dans les deux entrelignes les plus rapprochés. Un homme, monté sur la voiture, fait tomber dans la rigole située au-dessous la quantité d'engrais nécessaire. Il est bien entendu que l'intervalle qui sépare les roues est en rapport avec la distance qui sépare les lignes de ceps. Il sera également utile que les jantes des roues présentent assez de largeur pour qu'elles s'enfoncent le moins possible dans le sol.

Si, par un motif quelconque, on ne peut user du mode de transport dont nous venons de parler, on sera obligé de répartir ces engrais à la hotte. Cette sorte de panier en osier est porté sur le dos au moyen de deux courroies qui passent sur les épaules. La figure 152 indique la hotte employée à cet usage par les vignerons de la Bourgogne.

Lorsque les engrais sont répandus dans les sillons, .on,

referme ceux-ci au moyen d'un trait donné de chaque cpté

. avec la charrue de M. Messager

(p. 174). On peut donc ainsi fumer

1 hectare 1/2 par jour.

L'application des engrais dont nous venons de parler sera certain nement le meilleur moyen d'augmenter les produits de la vigne.

Toutefois, il ne faut pas oublier que l'efficacité de ces engrais ne sei^ complète qu'autant que la culture du sol sera soignée. — Autrenaent, la sécheresse du terrain pendant la végétation empêchera l'action de*.

engrais ; puis ceux-ci favoriseroi04 le développement des plantes nuisibles qui épuiseront rapidement 1$; terre.

Enfin, nous pensons que l'aération du sol qui résulte de manipulations nombreuses contribue puissamment aux réactions chimiques qui ont lieu dans la teiTC, et qui, seules, rendent les éléments nutritifs susceptibles d'être absorbés parles racines. En un mot, 20,000 kilogrammes de fumier appliqués sur un hectare de vignes cultivées avec soin donneront un meilleur résultat qu'en doublant cette quantité sur la même surface où la culture sera négligée, — La fumure dans les vignobles devra donc toujours être accompagnée des labours et des binages suffisants pour maintenir le sol en bon état et exempt de plantes nuisibles.

AmenAeineiite. — Nous avons dit que le rôle des amendements consiste surtout à modifier la composition élémentaire du sol, de façon à ce qu'il se prête mieux à l'action efficace des engrais et à l'utile influence des

Fig. -152. — Hotte des vig^nerons de la Bourgogne.

agents atmosphériques. L'application des amendements, si utile pour les plantes herbacées, ne Test pas moins pour les espèces ligneuses, et notamment pour la vigne. Les principaux amendements sont les suivants :

Calcaires. — La 'culture longtemps prolongée de la vl^ne dans les terrains argileux finit par y développer des principes acides nuisibles à la végétation. L'application d'amendements calcaires fait disparaître cette acidité. D^ailleurs, si le terrain est un peu compacte, ces calcaires dissent encore en divisant le sol et en le rendant plus perméable à Tair et à l'eau.

Ce sont les marnes calcaires que Ton emploie ordinairement dans ce but. Elles devront être d'autant moins argileuses que le sol à amender sera plus compacte. On ^siploie ces marnes dans la proportion d'environ 50 hectolitres psH* hectare.

Le marnage agit aussi très-efficacement sur les terrains sfliceux, mais on porte la dose à 15 hectolitres seulement pour la même surface.

•La marne est répandue sur le sol au commencement de Phiver. Elle se délite sous l'influence des gelées. On la répartit alors le plus également possible, puis on l'enterre au moyen du premier labour d'hiver. Cette opération peut être répétée tous les douze ou quinze ans.

Sables siliceux. — Les sables siliceux peuvent être employés aussi pour les sols argileux compactes ; mais ils donnent des résultats moins efficaces que les calcaires. Il en faut d'ailleurs une plus grande quantité, c'est-à-dire au moins 100 mètres cubes par hectare.

' Les cendres de coke et de houillej le mâchefer^ grossiiV rement pulvérisé, peuvent être employés dans le même but. On a même conseillé, pour ces mêmes terrains, d'y répandre des pierres de petit volume, lorsque ces terrains

en sont dépourvus. — Ce sera aussi une bonne pratique

si Ton peut s'en procurer à peu de frais. — Ces divers

amendements auront pour résultat d'améliorer les pro*^ duits de la vigne et d'en hâter la maturité.

Terres arffileuses.— Lorsque le vignoble est assis sur un sol brûlant, siliceux ou calcaire, Tamendement au moy^ti de terres argileuses sera aussi une excellente opération. Mais on devra se garder d'employer pour cela des argiles très-compactes. Ces terres se mélangeraient difficilement avec le sol. Il faudra tâcher d'en répandre aussi dans la 4)roportion de 100 mètres cubes par hectare.

Lorsque les calcaires, les sables siliceux ou les terres argileuses seront saturés de principes nutritifs, ils n'en vaudront que mieux ; telles sont les boues calcaires des routes, les sables de mer, les terres argileuses provenant de gazons décomposés ; mais alors ces terres agiront à la fois et comme amendements et comme engrais.

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