LE VILAIN DE FARBU
Un vilain de Farbu se rendait à la ville voisine, en compagnie de son fils. Un fer de cheval se trouvait à terre ; le père dit au fils de le ramasser, mais le jeune homme, craignant une farce, cracha
sur le fer, et, voyant bouillonner la salive, il se garda bien de toucher au fer.
Le père ne cessa de louer son fils. Rentré chez lui, le paysan eut de la bouillie pour son souper ; il cracha sur sa bouillie, et, ne voyant rien bouillonner, il avala une cuillerée qui lui brûla les lèvres et la bouche. Bien moins intelligent que son fils, il s'en prit à celui-ci de ce qu'il avait des secrets pour lui seul (Le grand d'Anss}\ IV, 237).