‹ Les Vilains dans les œuvres des trouvèresChapitre 7 sur 41 · TRAITS DE MALICE ET D'ADRESSE · texte numérisé non relu

TRAITS DE MALICE ET D'ADRESSE

Dans les chapitres qui vont suivre, nous essaierons de faire revivre les vilains d'après les écrits de leurs contemporains. La plupart de ces compositions présentent des longueurs et des hors-d'œuvre qui font perdre de leur agrément ; aussi, sauf quelques-unes de ces pièces, que nous traduirons fidèlement, les autres seront seulement analysées d'une façon aussi exacte que possible pour permettre au lecteur de se faire une idée juste de cette classe d'hommes trop souvent traitée avec mépris par ceux qui étaient issus eux-mêmes des humbles rangs du servage.

Les poésies des trouvères, composées pour l'amusement des seigneurs et des foules oi-

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sîvos, servent aujourd'hui à nous instruire. Toufois, il est bon de se mettre en garde contre l'exagération des poètes du moyen âge, qui sont plus préoccupés du soin de mettre à nu les défauts et les vices des paysans et des laboureurs, plutôt que leurs qualités et leurs vertus. Ils voulaient avant tout flatter les seigneurs, qui les faisaient vivre. Voilà pourquoi les trouvères, — mais surtout les ménestrels et les jongleurs, — se sont si souvent montrés cruels et injustes envers ceux de leur classe.

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