UNE VILLE DU PASSÉ
terdisait l’entrée des Juifs dans la ville sous le prétexte que ceux-ci venus en trop grand nombre de Galicie, avaient acheté des terres et provoqué l’enchérissement de la vie. Il faut croire que cette interdiction avait été scrupuleusement observée car en 1837 il n’y avait encore que 64 Juifs à Berehovo et dans ses environs immédiats. Or, en 1930, Berehovo ne comptait pas moins de 5.680 israélites !. Il est vrai que cette population israélite n’exerce pas uniquement une profession mercantile, comme à Mukaëevo. Beaucoup de Juifs résidant à Berehovo sont viticulteurs et possèdent des domaines dans les environs de la ville. Il s’agit d’ailleurs de grands propriétaires : tandis que, dans les autres centres viticoles de la plaine subcarpatique, ce sont les petits. viticulteurs juifs qui sont en majorité (par exemple à Bilky et à Sevljus), il n’y a à Berehovo que 128 viticulteurs juifs. Ces viticulteurs se répartissent de la façon suivante d’après la superficie occupée par les vignobles qu’ils possèdent :
Vignobles Nombre de Superficie viticulteurs Te DD AMMReCtATE A eee coca 39 42 hect.
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He AMATOMNeCtA PES Lee me MERE UE 11 45 hect. DID Adefo hectares ee. neue 30 253 hect.
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Les maladies de la vigne qui sévirent après la guerre affectèrent tout particulièrement la région de Berehovo et détruisirent un grand nombre de plants. Ce furent naturellement les petits viticulteurs, qui manquaient de capitaux, qui furent les plus atteints.
1 Les juges de Berehovo ont parfois de singulières causes à juger : procès en diffamation, ou même larcins singuliers, tel ce vol de thora qui mit en émoi toute la population juive de Berehovo et de ses environs. C’est une tâche bien malaisée pour des juges civils que de trancher des conflits rituels à la fois plus tenaces et plus délicats que les litiges familiaux.