CHAPITRE SEPTIÈME
LE GRAU DE LA NOUVELLE ET l'aNSE DE LA FRANQUI.
Création du port de La Nouvelle.— Son ensablement.— Aspect désolé de la plage. — Le grau et la rade de La Franqui. — Utilité d'y éta blir un port de refuge. — Moyens d'exécution.
Le grau de La Nouvelle est aujourd'hui le seul port de Narbonne et de tout le pays narbonnais. Il occupe à peu près l'emplacement de l'ancienne grande coupure de la plage que les Romains avaient utilisée pour pénétrer dans le lac Rubresus et naviguer de là jusque sous les murs de Narbonne. Depuis lors, le cordon littoral s'est développé; et la coupure s'est rétrécie et considérablement atterrie. Mais, en 1704, sur les instances de Mgr de La Berchère, archevêque de Narbonne et comme tel président-né des États de Languedoc, l'ingénieur Niquet encaissa le grau entre deux jetées parallèles. Telle a été l'origine du port.
A cette époque, la ville de La Nouvelle n'existait pas ; on ne voyait sur la plage que quelques misérables cabanes de pêcheurs, et c'est tout au plus si, en i83o, la population de ce pauvre hameau s'élevait à une centaine d'habitants. L'ac-
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croissement a été rapide ; en 1 848 , on comptait déjà quinze cents âmes ; aujourd'hui des construc tions assez régulières ont donné à Tancienne bourgade l'aspect d'une petite ville d'ailleurs assez malpropre, mais qui compte néanmoins plus de trois mille habitants, dont l'activité commerciale et maritime est en lutte permanente avec les déplorables conditions nautiques qui s'opposeront probablement toujours à l'accroissement considérable du port. Et cependant, si l'on^jette les yeux sur une carte du littoral, on reconnaît que La Nouvelle est actuellement le seul débouché direct sur la mer des produits agricoles du département de l'Aude. On sait quel développement a pris, depuis plusieurs années, l'exportation des vins; l'importation des oranges provenant des Baléares a pris aussi une très-grande extension ; le sel et la pêche sont enfin l'objet d'un commerce local d'autant plus important que La Nouvelle est située au centre d'étangs poissonneux et de marais salants, sur les rives desquels sont disséminées de nombreuses bourgades de pêcheurs.
Mais ce petit port se trouve au sommet de la grande courbe parabolique formée par le golfe de Lyon ; tandis que l'une des branches de la parabole commence aux bouches du Rhône et se dirige vers le Sud et le Sud-Ouest, en passant par Aiguesmortes, Cette et Agde, la seconde branche touche le cap de Creux et court du Sud au Nord, en passant par Port • Vendres ,
les plages du Roussillon et le promontoire de Leucate. La Nouvelle est donc exactement au point le plus profond du golfe si tristement célèbre par ses coups de mer, ses vagues dures et courtes, ses naufrages et ses plages inhospitalières ; et, par une loi physique qu'il est facile de saiisir, la plupart des navires qui se trouvent, au début d'un coup de vent de Sud ou de Sud-Est, engagés dans le segment compris entre le rivage et la grande ligne qui joint le cap de Creux au cap Couronne, sont fatalement jetés à la côte de La Nouvelle , si la tempête persiste plus de trentesix heures et si une brusque renverse du Nord- Ouest ne leur permet pas de reprendre le large. Très-souvent ils y périssent corps et biens , brisés contre les enrochements des jetées, parce que rinsuffisance de profondeur et de largeur de la passe leur rend presque impossible l'entrée du port et du chenal.
• Les deux digues qui forment le port-chenal de La Nouvelle sont à peu près parallèles, espacées d'une soixantaine de mètres, et défendues par des blocs qui ne donnent à la navigation qu'une lar- ; geur libre de trente-cinq mètres au plus sur des ' fonds variant de 2"5o à S^So.
A l'extrémité de la jetée Sud, un petit phare de quatrième ordre , dont la portée ne dépasse pas dix milles, signale l'entrée de la passe. Les jetées sont légèrement évasées et enracinées normalement à la côte. La plage est basse, sans abri, bat-
tue par tous les vents de terre et du large. La jetée Nord a une saillie de quinze à vingt mètres sur la jetée Sud. Le développement total de chacun des môles est de deux cents mètres environ. Le chenal, depuis son origine dans Tétang de Bages jusqu'à l'extrémité du musoir de la jetée Nord, a exactement deux mille quatre cent vingtcinq mètres de longueur. En somme, c'est un port-chenal qui présente tous les inconvénients des ports en rivière , sans avoir aucun de leurs avantages.
Le vice constitutif du port de La Nouvelle est l'oblitération sans cesse renouvelée de son embouchure en mer. On a souvent prétendu qu'il arrivait sur les côtes de La Nouvelle des quantités énormes de sable, et que ces sables provenaient à la fois de l'Agly, de l'Aude, de l'Orb, de l'Hérault, et même du Rhône. Cette assertion est complètement erronée; et, pour la détruire, il suffit de comparer l'état actuel de la plage avec le plan dressé, en 1704, par l'ingénieur Niquet, au moment où il posait la première pierre des letées ; on voit immédiatement que la plage est aujourd'hui , à peu de chose près , ce qu'elle était il y a cent soixante-dix ans.
Le phénomène est un peu plus complexe Avant la construction du canal de la Roubine de Narbonne à travers l'île de Sainte-Lucie, les
eaux du golfe de Lyon , gonflées par les vents de Sud- Est, franchissaient la frêle barrière du cordon littoral, et, se déversant sur une étendue de plus de deux kilomètres dans l'étang de Bages, en exhaussaient le niveau de i"20 à i^So au-dessus du zéro de la mer. La renverse du Sud?Ouest succédant brusquement dans le golte aux tempêtes du large , le niveau de la mer baissait dans quelques heures de plus d'un mètre; et, sous Tinfluence de ces vents de terre, un courant trèsrapide s'établissait de Tétang de la mer , draguant le fond du chenal et balayant la barre de la passe, dont les sables étaient entraînés au large et disséminés dans les grands fonds ou emportés par les courants littoraux. La profondeur du chenal et de rentrée s'entretenait ainsi d'elle-même. Mais , depuis la construction du canal de la Roubine , les eaux troubles qu'elle amène ont aggravé la situation ; Tétang de Bages s'est considérablement alluvionné, et la chasse énergique qui nettoyait autrefois le chenal et la passe a été remplacée par un faible courant , sans la moindre action sur les fonds. On évalue à quinze mille mètres cubes environ le dépôt annuel qui se produit de ce fait dans le chenal de La Nouvelle, dont quatre mille mètres cubes de vase et onze mille mètres cubes d'algues. A ce chiflFre il convient d'ajouter les sables que les grosses mers du large amoncellenj: à l'entrée et qui ont pour résultat de rendre l'accès du port à peu près impraticable, pour peu que les
vents de Sud et de Sud-Est aient soufflé avec violence pendant une dizaine de jours.
La barre, qui se forme et se reforme périodiquement à rentrée du grau de La Nouvelle, tantôt intérieurement dans le chenal, tantôt en dehors de la ligne des musoirs, a fini par réduire le tirant d'eau à 2", et quelquefois à i"5o; et on peut dire que La Nouvelle n'est qu'un port d'été, presque fermé, en hiver pour les navires d'un tirant ji'eau supérieur à deux mètres.
On dépense annuellement près de 70,000 francs pour enlever quarante-cinq mille mètres cubes de matières encombrantes, algues, sable et limons ; malgré le volume énorme de ce dragage, les boues enlevées pendant chaque campagne sont remplacées par de nouveaux apports à la campagne suivante; et le port se trouve toujours dans le même état, c'est-à-dire accessible seulement aux tartanes et aux bricks du plus petit modèle.
Quant aux navires à vapeur, aprçs différentes tentatives , ils ont pris depuis quelque temps le parti de renoncer à fréquenter un chenal de trentecinq^ mètres de largeur, qui ne leur permet pas de virer de bord.
Ces causes naturelles d'infériorité, aggravées par le redoutable voisinage de Cette, ont fait décliner assez rapidement le port de La Nouvelle. En 1874, le nombre des entrées et des sorties n'était plus que de huit cents bateaux, jaugeant ensemble trente mille tonneaux environ, tandis que les
relevés des douanes mentionnaient, en i852, près de mille navires jaugeant plus de cent mille tonneaux.
La pêche , l'industrie du sel , les relations avec la Catalogne, quelques ateliers de construction conservent encore une certaine importance à ce petit port ; mais la navigation à vapeur Ta , nous le craignons bien, pour toujours abandonné; et c'est, au demeurant, le plus détestable port en plage que l'on puisse concevoir.
Uaspect de son entrée sur une côte plate , sansabri , sans fond , presque déserte , couverte de sables à perte de vue, produit Fimpression la plus défavorable. Le rivage présente partout l'image de la désolation. Point d'arbres. L'appareil littoral est nu , coUpé de flaques d'eau au milieu desquelles pourrissent des joncs, des graminées et des varechs. C'est un enchevêtrement désordonné de terres vagues et incultes, que les efflorescences salines font miroiter au soleil. L'œil ne s'arrête sur aucun plan et ne se repose nulle part; aucun abri pour le voyageur fatigué au milieu de ces marais indéfinis et plus ou moins alluvionnés. L'immense lido de sable ne présente, sur plusieurs kilomètres , d'autre relief que la tour de la Vieille-Nouvelle, ancienne capitainerie du duc du Maine, fils légitimé de Louis XIV, aujourd'hui transformée en modeste poste de douane. Le douanier est, en effet, l'unique habitant de ces plages désertes ; toujours seul, il les parcourt jour et nuit
avec cette résignation triste et patiente du serviteur inconscient et fidèle; et c'est une rare bonne fortune pour lui de rencontrer à de lointains intervalles quelque voyageur, égaré un moment dans ces tristes parages par Pattrait de la solitude, mais pressé de fuir des lieux qui ne réveillent dans son cùeur et dans son esprit aucun souvenir du passé.
La nature , si ingrate pour la côte de La Nouvelle , devait au littoral du département de T Aude une compensation. C'est à La Franqui que nous la trouverons. A neuf kilomètres environ au Sud de la plage découverte dont nous venons de décrire les mauvaises conditions, la' côte offre un mouillage exceptionnellement abrité et qui a , de tout temps, attiré l'attention des navigateurs.
Le promontoire de Leucate forme un massif montagneux complètement isolé et qui n'est rattaché au continent que par une langue de terre très-étroite. Du côté de La Franqui , la côte se retourne brusquement et presque d'équerre dans la mer, et présente une falaise en saillie, de mille cinq cents mètres environ de développement. La montagne de Leucate abrite ainsi d'une manière complète l'anse de La Franqui contre les vents de Sud et de Sud- Est , les seuls qui produisent les grosses mers du large. Sondée par Vauban , il y a près de deux siècles, la rade Ta été plusieurs
fois depuis; et on n'y a jamais constaté d'ensablement appréciable. Les atterrissements provenant des apports de l'Aude ne dépassent pas La Nouvelle. Les courants qui longent cette partie de la côte vont du Sud au Nord, c'est-à-dire de Port- Vendres à Leucate ; La Franqui ne pourrait donc être atteint que par les sables de l'Agly; mais, d'une part, les apports de cette rivière sont relativement peu considérables; et, d'autre part, le promontoire de Leucate fait dévier le courant littoral et rejette au large les sables qu'il peut entraîner; ces matières se perdent ainsi dans les grandes profondeurs de la mer, ne doublent jamais le cap des Frères et sont par conséquent sans action sensible sur le fond de la rade.
Depuis l'abandon du port de Narbonne et l'oblitération des graus des étangs de Gruissan et de Sigean, l'attention publique s'est, à plusieurs reprises, portée sur le grau de La Franqui. En i336, les consuls de Narbonne offrirent au roi de France de payer dix sols par feu, pendant six années, pour faire exécuter un port à Leucate. En 1440, ils produisirent un mémoire fort intéressant, conservé dans les archives de Narbonne, dans lequel ils justifiaient le choix de cet emplacement et démontraient que le port de la sénéchaussée de Carcassonne devait être établi a La Franqui « pour le profit du roy, de la province et des marchands étrangers ». Ils se rendirent même à Carcassonne pour soutenir leur thèse et
délibérer sur les moyens d^exécution. Aucune suite ne fut donnée à ces démarches.
L'excellente disposition de la rade La Franqiii n'avait pas échappé aux commissaires royaux chargés d'examiner le projet de canal des deux mers qui joint l'Océan à la Méditerranée. Le procès-verbal, dressé en 1644 par MM. Bouteroue de Bourgneuf et dé Vauroze , nous apprend que Pillustre Riquet avait eu, dans le principe, l'intention de faire déboucher son canal à La Nouvelle; que cette solution fut écartée à cause des ensablements dont ce grau a tant à souffrir; que dès lors on résolut de le faire aboutir au port de La Franqui, qui serait ainsi devenu la tête de ligne du canal sur la Méditerranée. Mais, sur les instances de M. de Bezons, intendant de la province de Languedoc , on abandonna cette direction et on s'étudia à rattacher le canal à l'étang de Tau , ce qui donna la première idée de faire un port au cap de Cette.
Le siège des États de la province était alors à Montpellier, et cette considération a sans doute contribué d'une manière puissante à l'adoption du port de Cette , dont la 'position nautique est loin d'être comparable à celle de La Franqui.
Toutefois , l'ingénieur Niquet qui , mieux que personne, connaissait les désavantages du port
de La Nouvelle, dont il avait été le créateur, avait de tout temps songé à tirer parti de la situa-
tion de La Franqui, et c'est dans ce but qu'il avait commencé la construction du canal qui porte encore son nom, et qui, partant de La Nouvelle et traversant une partie de Pétang de La Palme , avait une longueur de neuf mille sept cents mètres environ; on voit encore les restes de ce canal abandonné qui , dans la pensée de son auteur, ne devait pas s'arrêter à La Franqui , mais traverser aussi l'étang de Leucate et aboutir à Perpignan. L'idée de ce canal latéral à la mer n'était pas mauvaise : Perpignan et Narbonne se seraient trouvés ainsi en communication directe et facile, et le port de La Franqui, à égale distance de ces deux villes , serait devenu très-certainement la tête de ligne de la grande voie navigable de Bordeaux à la Méditerranée. Nous avons dit comment l'influence de Montpellier avait fait pencher la balance en faveur du cap de Cette ; et cependant , on ne trouve nulle part dans le golte de Lyon, depuis Aiguesmortes jusqu'à Port- Vendres, un point de la côte mieux abrité que cette rade foraine de La Franqui , que la grande falaise de Leucate protège contre les vents et les grosses mers du large, tandis que Cette, Agde et La Nouvelle sont exposés directement à toutes les fureurs de la tempête et à toutes les éventualités des ensablements.
Il est de notoriété publique, en effet, que des
navires affalés à la côte sont venus mouiller sur 1 i urs ancres , et presque à toucher terre , à Pabri le cet immense môle naturel et ont pu s'y maintenir sans avaries et attendre sans inquiétude que l'état du temps leur permît de reprendre la mer. Il y a plus : la rade, qui présente des fonds d'excellente tenue variant de six à dix mètres, est fermée du côté du large par une sorte de seuil qui court parallèlement à la côte, et au-dessus duquel la proiFondeur n'est que de trois à quatre mètres ; c'est un véritable brise-lames sous-marin: en deçà et au delà , la profondeur est de six mètres , de telle sorte qu'entre ce banc et le rivage , le calme est à peu près complet , même pendant les plus mauvais temps. La disposition singulière de ce banc paraît avoir existé de tout temps; elle est signalée dans le rapport de 1664 des commissaires royaux. Le banc n'est d'ailleurs pas continu; mais il est fractionné en diverses sections par de véritables coupures naturelles dont les profondeurs atteignent six mètres, permettant aux navires de venir ranger la côte et mouiller en toute sécurité sur la plage sablonneuse. C'est une formation d'argile compacte et de calcaire dur, de même nature que le plateau de Leucate, et sur lequel il serait facile d'établir un brise-lame qui émergerait au-dessus du niveau de la mer; on devrait avoir soin seulement de respecter les coupures naturelles existantes , qui serviraient de passes et qu'on pourrait même approfondir à la
drague, si les besoins de la navigation venaient un jour à l'exiger.
Toutes ces conditions réunies ont déterminé les Ingénieurs à appeler plusieurs fois l'attention du gouvernement sur la convenance qu'il y aurait à établir à La Franqui un port de refuge; et c'est, de Tavis de tous les marins, ce qui manque d'une manière si regrettable dans le golfe de l^yon. Port-Vendres est sans doute un excellent abri; mais il est souvent impossible à un navire déjà engagé dans le golfe de descendre jusqu'au cap Béar; et quant à La Nouvelle, Agde et Cette, on sait que leurs entrées présentent des dangers trèssérieux. La rade de La Franqui comble donc une lacune et se présente aux navigateurs dans des conditions favorables ; il suffirait d'un môle enraciné au cap des Frères pour transformer cette rade foraine en rade d'abri d'une parfaite sûreté.
La disposition de La Franqui est tellement exceptionnelle que les ingénieurs n'ont pas hésité à proposer de créer en ce point un vaste établissement maritime qui aurait été à la fois un port de refuge et un grand entrepôt militaire et commercial. La configuration de la côte se prêterait d'une manière merveilleuse à l'exécution de cet immense projet (i). On pourrait très-facilement utiliser le banc sous-marin qui protège le mouillage pour y disposer un brise-lame, fractionné
(i) Voir la carte de la page 167
précisément aux points où la nature a déjà établi des coupures navigables. Ce brise-lame fermerait l'entrée du port proprement dit. Quant à Pavantport, il serait formé par deux jetées, Tune rectiligne soudée au cap des Frères, qui aurait sept <:ents mètres environ de longueur dans la direction de la falaise rocheuse de Leucate; Tautre, ■qu'on enracinerait à la plage du côté de La Nouvelle, et qui aurait un développement de près de deux kilomètres. Ces dispositions sont sans doute parfaitement rationnelles, et on obtiendrait ainsi une surface abritée de plus de deux cents hectares «et des bassins qui permettraient un mouvement commercial considérable; mais les avant-projets ne paraissent pas devoir s'élever à une dépense de moins de vingt millions; et, quelque séduisante que soit la perspective de voir s'établir un port en falaise sur l'immense plage sablonneuse du golfe de Lyon, nous craignons bien que cette conception grandiose ne soit jamais exécutée. 11 faut savoir se borner au strict nécessaire; pour fermer la rade, il suffirait de la jetée d'abri du cap des Frères; une dépense de deux ou trois millions , au plus , permettrait donc de procurer un refuge très-suffisant aux navires en détresse dans le golfe de Lyon, et pour lesquels l'accès des ports de Cette , d'Agde et de La Nouvelle est toujours une redoutable épreuve. C'est là que doivent se borner pour le moment nos espérances.