‹ Les villes retrouveés:Chapitre 5 sur 39 · Victor Hugo · texte numérisé non relu

Victor Hugo

LES VILLES ANGIENKES 15

la pieiTe le nom des peuples qu'il avait soumis et des cités qu'il avait renversées.

Voici une des inscriptions de Touklat-habal-hasar : ff Le dieu Assour, mon Seigneur, me dit de marcher, je disposai mes chars et mes armées et je m'emparai des forteresses du pays d'itui et du pays d'Aju, sur les pics élevés des montagnes impénétrables, aiguës comme la pointe d'un poignard et qui n'offraient pas de passage à mes chars. Je laissai mes chars dans la plaine et je pénétrai dans la montagne tortueii^e. Je couvris de ruines le pays de Saranit et d*Ammanit; depuis un temps immémorial ils n'avaient pas fait leur soumission. Je me suis mesuré avec leurs armées dans le pays d'Arouma, je les ai châtiés, j'ai poui^uivi leurs guerriers comme des bêtes fauves, j'ai occupé leurs villes, j'ai emporté leurs di ux. J'ai fait des prisonniers, je me suis emparé de leurs biens et de leurs trésors, j'ai livré les villes aux flammes, je les ai démolies ; je les' ai détruites; j'en ai fait des ruines et des décombres ; je leur ai imposé le joug pesant de ma domination, et, en leur présence, j'ai rendu des actions de grâces au dieu Assour, mon Seigneur.

« Car je suis Touklat-habal-hasar, le roi puissant, le destructeur des méchants, celui qui anéantit les bataillons ennemis ^ »

Les villes syriennes. — Quand, dans le cours de ces excursions, quelqu'un de ces promeneurs de massacres allait du côté de la mer occidentale, il rencontrait des peuples déjà arrivés aussi à une civilisation bien avancée. Ces peuples étaient tous d'une même famille et tous, si l'on en croit les anciens récits, venaient du pays même des Assyriens. Dans des âges très reculés leurs ancêtres avaient quitté les bords du golfe Persique et les environs de la ville d'Our pour venir, à la suite

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