PROCÉDÉS MODERNES POUR RÉALISER LES VIREMENTS
D’après ce que nous avons indiqué, le virement nécessite l’emploi d’un certain nombre de personnes pour préparer les fiches de virements, les positionner, c’est-à-dire les inscrire aux comptes des intéressés, aviser les clients de l'opération réalisée, et faire figurer ensuite les écritures au livre journal et au grand livre. Si d’ailleurs le virement intéresse deux banques différentes, ou deux succursales de la même banque; il faudra encore aviser l’autre banquier, et enfin il y aura lieu à des pointages.
Or, avec le machinisme moderne, on a réussi à réaliser en une seule fois la rédaction de toutes les pièces à part celles concernant le livre journal, et le grand livre, qui doivent être inscrites à la main ou au moyen de machines à écrire spéciales puisque, d’après la loi, le livre journal doit être tenu sous [a forme d’un livre relié coté par premier et dernier feuillets par le président du Tribunal civil du ressort.
La base du procédé employé consiste à établir à la machine en une seule fois toutes les indications qui peuvent être communes à toutes les fiches en laissant une case en blanc qu’on remplit ultérieurement. Ce système a été utilisé à [a Banque d’Alsace-Lorraine
avant sa disparition, et l’est encore par la banque Renault, de Nancy.
Pour le client, qui conserve les pièces qui lui sont adressées par la banque, le système est avantageux, car avec une reliure à perforations il possède à domicile la reproduction exacte de son compte en banque.
Pour les banques le procédé permet de diminuer le personnel en faisant d’un coup le travail, qui autrement nécessiterait plusieurs employés ; mais il importe de bien confronter le travail effectué avec les pièces, car l’erreur ne pourrait plus se retrouver puisqu'elle se reproduirait sur tous les exemplaires établis en même temps.
Cependant un contrôle sérieux peut supprimer ces inconvénients, qui existaient déjà en partie avec l’ancienne méthode, car si la fiche initiale était mal rédigée toutes les écritures ultérieures étaient faussées sauf en ce qui concerne les avis de paiement de traites, pour lesquels en comparant la somme portée sur lavis, d’après l’effet lui-même, à celle figurant sur les livres au moment d’indiquer la situation du compte, on peut retrouver l'erreur.