‹ Les vitraux de Montmorency et d'Ecouen;Chapitre 2 sur 11 · Fleuranges · texte numérisé non relu

Fleuranges

cette brillante jeunesse une séduction irrésistible. Dans ces guerres d’Italie, où fut versé tant de sang français, il semblait que la France, oubliant ses gloires nationales, marchât à la conquête d’un art nouveau. Cependant l’art se transformait en France aussi rapidement qu’en Italie, sans perdre ses qualités originales, et la famille de Montmorency a pu compter parmi ses plus beaux titres de gloire la protection qu’elle accorda, aux artistes français.

D’ailleurs les oeuvres italiennes n’étaient pas dédaignées par Anne de Montmorency, qui les recherchait pour ses collections de Chantilly. « Je ne veulx oublier, écrivait-il au cardinal du Bellay, alors en mission à Rome, à vous advertir que j’ay faict arranger toutes mes testes et médailles à Chantilly qu’il faict merveilleusement bon veoir. Mais il reste des places vuydes. Vous sçavez que c’est à dire et que vous me ferez grant plaisir, si, cependant que vous estes par delà, vous me veuillez ayder à les remplir1 . »

Guillaume avait eu de son mariage avec Anne Pot quatre fds et trois filles. L’aîné de ses fds, Jean, épousa en 1510 Anne de Boulogne. Safdle aînée, Louise, fut mariée d’abord à Ferry de Mailly, ensuite à Gaspard de Coligny, seigneur de Ghâtillon-sur-Loing. Sa seconde fdle épousa le gouverneur de Bretagne, Guy XVI, comte de Laval. A l’avènement de François Ie1 les neveux de Guillaume, MM. de Boisy et de Bonnivet, reçurent les offices de grand maître et d’amiral.

L’influence de cette famille était déjà considérable.

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