‹ Les vitrauxChapitre 5 sur 67 · Bibl. de l'École des chartes, 2^ sér., t. JIl · texte numérisé non relu

Bibl. de l'École des chartes, 2^ sér., t. JIl

4. Acta Pontijicnm cenomanensium, ms. du xiii<= siècle. Bibliot. du Mans.

1+ LESVITRAUX.

artistes, à un orfèvre, à un peintre, à un verrier, afin de les attacher à son église ; — Roger et Herbert, religieux de Saint-Rémi de Reims, renommés pourleur talent, exécutent, de 1060 à 1070, des vitraux destinés à Tabbaye de Saint-Hubert en Ardennes, sur lesquels étaient des griffons, avec fond de rinceaux et d^entrelacs, commandés par « Adeladis comitissa Areleonis» ; — et Richer, autre religieux de Saint-Rémi, écrit vers 995 une relation de choses contemporaines où, à propos d^Adalbéron, archevêque de Reims en 969, il parle des travaux de ce prélat dans sa cathédrale : « Il orna Pédifice de vitraux représentant divers sujets historiques ^ » Du reste, le chroniqueur du monastère de Saint- Bénigne, à Dijon, — il écrivait en [o52, — assure qu^il existait encore de son temps, dans Péglise du couvent, « un très ancien vitrail » sur lequel était représenté le martyre de sainte Paschasie ; il provenait de la vieille chapelle, « monument antique et élégant » fondé par Charlemagne, restauré sous Louis le Débonnaire-. Or, la figuration d'un martyre implique naturellement ridée de plusieurs personnages groupés dans une action. Mais il est présumable que ce vitrail datait de la restauration de Tédifice et ne remontait point au règne du grand empereur; on dira tout à l'heure les causes de cette réserve, et il suffit de savoir que dans la première moitié du ix« siècle on ne se contentait pas toujours, sur les vitres, de figures isolées, de simples ornements, encore moins de combinaisons à la manière des mosaïques, à quoi on s'était borné d'abord.

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