Cro. S. Benig., t. II
Une charte de Charles le Chauve, publiée par Martène et Ursin Durand, savants bénédictins, dans leur Thesaiit'us noviis anecdotorum^ datée de la vingtquatrième année du règne de ce prince (863), accorde aux verriers Ragenulf et Baldéric des manses de jouissance commune avec Tabbaye de Saint-Amand-en- Pévèle. — Hincmar, élu archevêque de Reims au mois d'avril 845, enrichit de verrières de couleur la cathédrale qu'il avait achevée. — Des verres colorés garnissaient les fenêtres de Saint-Jean-de-Latran, à Rome, à la fin du viii® siècle, cela attesté par un écrivain de répoque, Anastase le Bibliothécaire, lequel fait honneur de Tembellissement à la générosité de Léon III qui sacra Charlemagne ^. — C'étaient aussi des verres simplement colorés que Wilfrid, évêque d'York, fit placer aux baies de sa cathédrale, quand on la répara en 709 -, et c'est pour orner de verres du même genre les fenêtres du monastère de Wearmouth, dont il était abbé, que saint Benoist Biscop appela de France, vers Tan 680, des hommes habiles dans Part de la verrerie ^. Le cloître de Jumièges fut garni de vitres de couleur par les soins de saint Philbert, fondateur de Pabbaye, en 654^
Continuant à remonter le cours des âges, Grégoire de Tours et Fortunat, évêque et poète, donnent quelques indications intéressantes sur les vitraux d'église pendant la seconde moitié du vi® siècle : Grégoire
ï. Anast. biblioth., De vitis roman. Pont.