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Peiyiture sur verre au xix* siècle. Broch. in

2. De 1793 à 1812, en Suisse, les frères Meiller exécutèrent des vitraux pour divers châteaux; en Allemagne, au commencement du xix« siècle, Franck cl Schwart/, d'importantes tcnêires pour le roi de Bavière.

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partement, mais pas un n^était propre au décor des grandes fenêtres d^église, — et Part régenté souverainement par David n'avait aucun penchant non plus à se plier aux conditions spéciales de la peinture sur verre.

Pour parler seulement de la savante école de David, longtemps autoritaire et exclusive, qui énerva, en Texagérant, le style héroïque et sculptural du maître, elle vit sans le comprendre, sans en recueillir les enseignements, sans en deviner les ressources, le musée où Tintelligence zélée de Lenoir avait amassé tant de trésors du moyen âge et de la Renaissance, et les sujets chevaleresques eurent beau prendre de la vogue, les peintres qui s'en inspirèrent, les Révoil, les Richard-Fleury, les Bergeret et autres de même force, aboutirent seulement à ce genre couvert aujourd'hui d'un suprême ridicule sous le nom de « genre troubadour ». Seul des élèves de David, Ingres sut profiter du musée des Petits-Augustins, et se détache, en ce sens comme en bien des façons, de ses contemporains : Raphaël et la Fornarina date de iSoj^ Raphaël et le cardinal Bibiena de 1812, Françoise de Rimini de 181 3, la Mort de Léonard de Vinci de ^181 5, Roger et Angélique de 18 18; l'Entrée de Charles Va Paris figura au Salon de 1822. Mais tous ces tableaux si fortement empreints de couleur locale, d'une archéologie si nette, si formelle, n'obtinrent aucun succès quand ils parurent en public. On accusa l'auteur de faire rétrograder l'art jusqu'à la barbarie du xv« siècle et du xvi% la barbarie de Raphaël et de Mantegna apparemment; on le trouva sec, dur, froid, gothique enfin, et l'Odalisque couchée^ cette ado-

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rable créature, chef-d'œuvre de grâce et de nudité chaste, « ht jeter les hauts cris aux prétendus connaisseurs du temps ' ».

Les artistes manquent; la science rétrospective manque aussi, dans notre ordre d'idées s'entend. Le Génie du christianisme ^ qui fut le livre d'une époque, ne souffle mot des verrières d'église. Elles n'avaient point touché Tâme de l'auteur ou même attiré son regard. La naïveté rude des unes, la perfection des autres, la magie de leur coloriage quand un rayon oblique du soleil les illumine, eussent fourni pourtant des arguments éloquents et poétiques à sa thèse. L'heure de la résurrection du vrai vitrail n'est donc pas près de sonner 2.

Pour qu'elle sonne, il faut le concours des circonstances. L'apaisement social, moral, religieux se fera en ce pays si longtemps, si cruellement troublé; les églises seront rendues au culte; l'ère des guerres sera close. Puis, la grande révolte romantique brisera les derniers moules d'où sortent encore, ennuyeux et ressassés, les poncifs gréco-romains que traîne la queue davidienne; elle animera d'une sève nouvelle, elle échauffera à un autre foyer l'étude et la pratique de l'art, elle élargira le sentiment de l'art et le fera pénétrer dans les masses; — de Montalembert, Victor Hugo, de Caumont, Didron, une légion d'érudits penseurs et chercheurs, passionnés pour les choses d'autrefois, conduiront les esprits jusqu'à l'intelligence parfaite de

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