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H. Langlois, Essai sur la peinture sur verre

i6 LES VITRAUX.

raconte comment les vitres de Péglise d'Izeure, localité sur les confins de la Touraine et du Berry, furent détachées de leur châssis par un voleur : Péclat, la splendeur de leurs couleurs avaient trompé le larron ; il croyait en retirer, par la fusion, de l'argent et de Tor^, — Fortunat félicite les saints évêques de leur zèle à vitrer les basiliques, chante en hexamètres un peu prétentieux l'effet des premières clartés de l'aurore dans les baies enluminées de la cathédrale de Paris, laissant entendre que le roi Childebert a fourni à la dépense, et compose des vers en l'honneur des soixante-douze fenêtres qui éclairent magnifiquement l'église de Saint- Martin, réédifiée, après l'incendie de 525, par Grégoire de Tours-.

Avec enthousiasme aussi, la muse de Paul le Silentiaire célèbre la magie des rayons naissants du jour à travers les vitres en couleur de Sainte-Sophie de Constantinople ^ Enfin, dans une lettre à Hespérius, Sidoine Apollinaire décrit une chapelle érigée à Lyon aux Machabées par Patiens, évêque en 450, et vante les verres de nuances éclatantes et diverses, en clôture aux fenêtres ^.

Au delà de ces renseignements épars et lointains, on trouve Prudence à la cour d'Honorius, vers le début du v^ siècle, disant des vitres de Saint-Paul-hors-les- Murs : « Dans ces fenêtres cintrées sont des vitraux de couleurs variées ; ainsi brillent les prairies ornées des

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