LE VITRAIL AU CHATEAU DE CHANTILLY
vaient être ramenés dans la bonne voie. C'est alors que M. Jones fut attaché à la verrerie de Ghoisy, dont
j'avais la direction, et où nous formâmes un atelier d'où sont sortis une partie des peintres sur verre, metteurs en plomb, etc., qui se sont ensuite répandus dans les divers ateliers de vitraux qui, très peu de temps après les comrnencements de Tatelier de Choisy-le-Roi, s'étaient élevés sur plusieurs points de la France ^ »
A ces renseignements fournis par Bontemps, il convient d'en ajouter quelques autres.
La création de nouveaux ateliers de vitraux ne suivit pas aussi immédiatement qu'on pourrait se l'imaginer, d'après ce qu'on vient de lire, l'installation de Choisy-le-Roi. Jones s'entendit avec Bontemps en 1829. En i835 et i836, il n'existait encore que quatre manufactures de vitraux: à Sèvres, à Choisy-le-Roi, au Mans, celle-là montée et dirigée par Lusson, lequel devait, plus tard, restaurer avec succès les verrières de la Sainte-Chapelle, et à Clermont-Ferrand, où Thévenot, verrier et écrivain qui contribua à remettre la peinture sur verre dans la bonne direction, répara, aidé de Steinheil, les vitraux de la cathédrale de Bourges. Bientôt, Maréchal s'établit à Metz. Maréchal était un réformiste. Il fit école; il fut utile. Il avait du talent, mais se préoccupait trop du modelé des figures et des draperies, qu'il poussait loin aux dépens des règles particulières au vitrail, et obligatoires. Sa palette avait de la lourdeur, si son dessin était soigné et correct; ses couleurs ne sont pas assez adhérentes au verre. Praticien séduisant, mais dangereux, il menait la peinture des verrières sur une pente certainement mau-