‹ Les viveurs d'autrefois (volume 3)Chapitre 9 sur 19 · LES YIVLUKS · texte numérisé non relu

LES YIVLUKS

de régler sa promenade de manière à ne plus rencontrer ces personnes, qui avaient paru se moquer de lui. Il prit donc une direction opposée à celle qu'il avait suivie jusqu'alors ; mais peu à peu il ralentit son pas, il s'arrêta, se retourna, bref, voyant les deux femmes s'engager dans une allée sur leur gauche, il manœuvra de façon à se croiser avec elles et par conséquent à les voir en face. Il y réussit, et tout en s'assurant qu'elles étaient toutes deux charmantes, il remarqua particulièrement la beauté de l'une d'elles. Cette dernière était grande, svelte, blonde avec des yeux bleus , son pied et sa main étaient d'une petitesse adorable , avantages aristocratiques s'il en fut.

d'ai JUKI ois. ii.'i

Quatre fois, dans une promenade d'une heure, les savantes manœuvres d'Hector le mirent, sans trop d'afïectation et d'inconvenance, sur le chemin des deux belles promeneuses : un témoin désintéressé de cette petite chasse eût pu facilement supposer que si la poursuite était vive d'un côté, le désir d'échapper n'était pas très grand de l'autre.

Cependant, à une cinquième rencontre, Hector crut remarquer une expression de mécontentement sur le visage de la plus jolie des deux inconnues, et, concluant de là quron le trouvait indiscret, il se résigna à abandonner le champ de bataille , et alla s'asseoir à l'écart sur un banc, où il se mit à rêver à la belle blonde.

Page 1