LE MOT DE L ENIGME
Nous avons dit que le comte Roland attendait, toujours caché, près de la maison de la rue du Mail,
^11 avait vu entrer Mariette et la marquise , mais il ne les avait pas reconnues.
b4 LES VIVEURS
Au bout d'une demi -heure, Mariette ressortit escortée par un homme de la pohce.
Bientôt elle revint, et cette fois accompagnée par M. de Cout-Kérieux.
Roland reconnut le marquis et s'épouvanta de sa présence en ce lieu, tout en se disant que l'homme frappé par lui était mort et bien mort.
En cela il se trompait. Guillaume , quoique blessé mortellement, avait repris connaissance, et sa première parole, en se souvenant de ce qui s'était passé , avait été pour dire à Mariette qu'il vit auprès de
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lui , de courir chez M. de Cout-Kérieux , et de le lui amener.
Hector se rendit en toute bâte à la prière du mourant.
Quand il entra dans la chambre , Guillaume, livide, les yeux fermés et entourés d'un cercle bistré , semblait avoir déjà cessé de vivre.
On voyait au bord de ses lèvres une mousse sanguinolante, et les draps blancs de son lit étaient souillés par de larges taches de sang.
Frappé de stupeur par ce spectacle ter-
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rible, Hector ne vit point une jeune femme qui pleurait amèrement , assise au pied du lit.
Le corps toujours inanimé de la marquise Diane avait été transporté dans une autre chambre, avant que Guillaume sortît de son évanouissement léthargique.
Le vieillard, en entendant Hector, rouvrit les yeux, et dit d'une voix faible :
— Merci d'être venu , monsieur le marquis , merci.
Et il lit un effort pour lui tendre la main, que M. de Gout-Kérieux prit entre les siennes et serra affectueusement.
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— Je vous ai fait appeler , poursuivit Lepicard, parce que j'ai à vous adresser une prière, et comme le dernier vœu d'un mourant est toujours exaucé, vous ne me refuserez point, et je mourrai tranquille.
— Vous avez eu raison de compter sur moi, dit Hector, quelle que soit la chose que vous me demandiez, par l'àme de ma mère, je jure de l'accomplir!
— Encore une fois merci! Vous avez aimé Diane, n'est-ce pas...
— La marquise Diane de Lormois ! fit Hector stupéfait.
— Oui... répondit le mourant.
— Je l'ai aimé, poursuivit Hector. Et je l'aime toujours...
— Vous ne savez donc rien.... Mariette ne vous a donc rien dit ?. . .
— Rien...
— Eh bien! écoutez, écoutez... moi je vais tout vous dire... mais approchez-vous de mon lit, car mes forces s'épuisent et mon souffle s'en va. . .
En ce moment la jeune femme assise au pied du lit laissa échapper un sanglot convulsif.
Hector la regarda pour la première fois,
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et ne put retenir un cri d'étonnement.
— Vous ici, madame ! vous ! ! dit-il.
— Qui donc? demanda le vieillard.
-— Ne la voyez- vous pas. . . elle. . .madame Diane.
Lepicard secoua la tête en signe de dénégation»
— Non , dit-il , Diane est bien belle , c'est vrai, mais pas aussi belle que celle-ci.
Hector se tourna vers Mariette et l'interrogea du regard.