LES ¥IVBDB6 DB PARIS
» — Je ii*aaraîs oséyoas le demander, Madame, — >*4pliqaa le jeune homme, — mais je suis heureux... oh! bien heureux, que vous me le proposiez.
» Nous partîmes. — Ce soir-là, notre promenade fut plus longue que de coutume. — Chemin faisant, j'observais Marie. — Certes, lorsque, quelques jours auparavant, elle répondait à une question adressée par moi, qu'elle avait vu monsieur Latour, mais qu'elle ne l'avait pas regardé,— cerles, jamais parole ne fut une plus exacte expression de la vérièé» — A coup sûr, le jeune Français se révélait à ses yeux pour la première
foii.
» Je voyais clairement ce qui se passait en elle. — Elle était éblouie et comme enivrée. — Son bras était passé sous le mien, et quand Raoul lui parlait, je sentais ce bras TMssonner doucement. — L'amoar naissait au cœur de la pauvre enfant.
I» Et, — mère aveugle que j'étais ! — je le voyais naître avec joie.
» A la porte de notre demeure, nous nous sépara* mes de monsieur Latour et je lui dis :
» — Revenez demain.
» Nous rentrâmes. — Marie se laissa tomber sur un siège. — Elle était absorbée entièrement par une préoccupation singulière et inusitée. — Ses yeux jetaieiit vers le plafond des regards vagues et qui ne voyaient point. — L'une de âes mains se reposait sur ses genoux, ^ l'autre pendait, inerte, le long de son corps.
» -*• MtOn énftint, -** murmurai-jé.
» Elle tressaillit et tourna ses yeux rcn moi.
LE FIL D*ARIÂltt. 3f7
» Je m'ftpprochd d*elle et je demandai :
<• -^ Eh bien I comlnent troDve$-ta mon pfotégé, maintenant?
» Elle devint pourpre aasditôt, eomme une pivoine en fleurs, et elle répondit, ou plutôt elle balbutia :