‹ Les viveurs de Paris (volume 4)Chapitre 19 sur 21 · ALBINE · texte numérisé non relu

ALBINE

mon 1 Maxime et René suivirent le boulevard

jusqu'à la rue de la Ghaussée-d'Antin.

(*) Quelques écrivains reculent devant la portée de leur œuvre. — Nous ne sommes pas de ce nombre. — Nonseulement nous avons la prétention de peindre les mœurs de notre époque, inais nous voulons encore en crayonner

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Là ils tournèrent à droite, puis à gauche, et s'engagèrent dans la rue Neuvedes-Mathurins.

' — Mon cher comte, — dit alors René, — je ne vous ai pas encore demandé chez qui vous me conduisiez...

— Soyez tranquille, — répondit Maxime, —• je vous mène chez une jolie femme.

— Qui s'appelle?... ''

— Alhine de Pragues.

— C'est un nom de guerre, cela, n'estce pas?

d'après nature les figures saillantes. — Tous les personnages qui figureront dans la longue galerie des Viveurs de Paris 8ont dis |H)rtralis, el des |H)rlraits d'une cruelle ressemblance. — Nous nous en rapportons aux lecteurs parisiens pour placer un nom au-dessous de chaque cadre.

— Parbleu !

— Et cette jolie femme, que fait-elle ?

— Peu de chose, — elle est princesse.

— Princesse î...

— Mon Dieu oui , — de la main gauche, bien entendu. ,. — Son protecteur est le fils d'un homme triplement célèbre, comme diplomate, — comme grand seigneur— et enfin comme causeur et comme écrivain spirituel...

— Le prince de n'est-ce pas ? —

demanda René.

— Justement.

— Mais il me semble que ce protecteur

278 tes VIVE! RS

ne doit plus être de la première jeunesse, car enfin il y a déjà longtemps que son père est mort...

— Je le crois bien, qu'il n'est plus jeune!... — Il protège All)ine depuis plus de vingt ans !

René fit un brusque haut-le-corps.

— Ah ça!... - s'éeria t-il — quel âge a-t-elle donc votre ciiannante Albine?...

— Eh!... eh!... — lit Maiiine, — vous m'adressez là une de oe> (juhstions auxquelles il est bien dlLlicile do ré|)ondi'e. . . Cependant, en interrogeant mes souvenirs, il me semble pouvoir allirmer (pi' Vlbiufvi

quelque chose comme trente-sept ou trente-huit ans.

— Alors, c'est une vieille femme!...

— Pas le moins du monde. — C'est une charmante personne qui se donne trente ans et ne paraît pas les avoir... quand elle est en grande toilette... — D'ailleurs ce n'est point pour elle que nous allons chez elle, ainsi que vous importe son âge et sa beauté?...

— Elle reçoit beaucoup?.,.

— Oui. — On rencontre chez elle ce qu'il y a de mieux en viveurs, et de plus joli en coquines.

— Il faut qlrélle soit riche...

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— Je ne sais pas si elle est riche — ceci regarde son notaire et son agent de change. — Maisceque je sais c'est que le prince lui donne beaucoup d'argent...

— Le verrons-nous chez elle, ce soir ?...

— Non. — Il est à son ambassade, je ne sais où, en Allemagne.

— Et, malgré son absence, il trouve bon que sa maîtresse s'amuse ainsi?...

— Probablement, puisque ce train de vie ne se modifie jamais...

— il n'est pas jaloux?...

— Pauvre prince !... il aurait trop à faire, s'il fnllait qu'il le fût !..

— Albine est légère?...

— De taille , non, — de conduite, oui.

— Elle donne au prince autant de rivaux que l'année compte de jours. — Gela aide la pauvre fille à soutenir son luxe, qui, comme vous le verrez , est étourdissant.

— Elle a chez elle une petite personne de quinze ans, fort gentille, qu'elle appelle sa nièce, mais à laquelle je la soupçonne fort de tenir par des liens plus étroits. — Elle en cherche le placement, prenez garde à vous, René. — Vous savez ce que je vous disais hier à l'endroit des liaisons...

— Soyez tranquille, mon cher comte.

— Enfin tenez -vous sur vos gardes. — Nous voici arrivés. . .

4^82 LES VlVEUjlS

Au moment où Maxime prononçait ces parole»^, les deux interlocuteurs se trouvaient devant la porte cochère d'une trèsbelle maison de la rue ÎSenve-des-Mathurins.

Une douzaine de voilures de maître stationnaient le long du trottoir.

— Entrons, — dit Maxime.

René et son mentor s'engagèrent dans un large escalier brillamment éclairé, et s'arrêtèrent au premier étage.

Monsieur de Bracj sonna.

Un valet de pied leui' ouvrit la [)orte et les introduisit dan> une antichambre où

se trouvaient déjà deux autres domestiquCvS.

Tous les trois portaient une livrée princière. — Habits bleus à la française, galonnés sur toutes les tailles, — aiguillettes bleu et or, — culottes blanches, — souliers à boucles d'argent, — larges boutons armoriés et perruques poudrées amplenaent.

Un de ces valets s'approcha de Maxime avec un enipressement respectueux et lui demanda :

— Faut-il annoncer monsieur le comte?

— Non, non, Saint-Jean, — répondit

â8& LES TIV£URS

Maxime d'un air sans façon, — c'est inutile, nous nous annoncerons nous-mêmes. . . — Y a-t-il ce soir beaucoup de monde chez votre maîtresse, Saint-Jean ?

— Mais, oui, monsieur le comte, — la société habituelle de madame.

— On n'est pas encore à table ?

— Oh ! non, monsieur le comte, — on danse. . .

— Fort bien ! — Alors faites-nous passer par le boudoir, afin que nous puissions entrer sans déranger les polkeurs...

Saint -Jean ouvrit une porte devant Maxime et devant Héné, qui traversèrent

d'abord un immense et somptueux salon, lequel ne servait que les jours de bal et de grandissijoe réception.

Une petite porte, masquée par les tentures de ce salon, donnait accès dans un charmant boudoir blanc et jaune, leqnel communiquait lui-même avec le salon habituel.

Dans ce boudoir il n'y avait personne.

Seulement la porte du salon était ouverte et l'on entendait la mélodie entraînante d'une valse à trois temps, jouée sur le piano et entrecoupée par de joyeux éclats de rire.

LhS VlVbLhS

René et monsieur de Bracy entrèrent sans bruit dans le salon.

Il s'y trouvait une quinzaine d'hommes et une dizaine de femmes.

Un jeune homme touchait du piano.

Deux ou trois couples valsaient.

Les autres riaient ou causaient.

Au moment où les deux nouveaux venus franchissaient le seuil de celte pièce, une femme grande et belle les aperçut et vint à eux.

— C'est la maîtresse de la maison, — dit tout bas Maxime à René.

bit tout haut il ajouta :

— Bonsoir, Albine, — en tendant la main à celle à qui il venait de parler.

— Bonsoir, mon cher comte, — répondit Albine en serrant à la mode anglaise la main de Maxime, — vous arrivez tard, aujourd'hui...

Et, tout en parlant, elle regardait curieusement René qu'elle ne connaissait pas.

— Ma chère enfant, — dit monsieur de Bracy, — je v i; > : résente mon ami, le baron René de Savenay, bon gentilhomme, je m'en porte garant, — beau comme le Bacchus indien, vos yeux vous l'affirment, — et riche coin me un petit-fils de Plutus,ce qui ne gâte rien, n'est-ce pas?..

288 Lts viviîuns

René s'inclina.

— Monsieur le baron, — l>ii dit Albine en riant, — je vous conseille de jeter votre anneau dans la Seine la première fois que vous passerez sur le pont des Saints- Pères, car, en vérité, vous avez trop de bonheur !...

René allait répondre.

Mais trois ou quatre jeunes femmes qui s'étaient formées en groupe à l'autre extrémité du salon et qui ne perdaient pas de vue monsieur de Savenay , appelèrent madame de Pragucs qui lit ijuehpjcs pas pour aller les rejoindic.

Cependant, avant de (piiller les deux

hommes, elle approcha ses lèvres de Toreille de Maxime et lui dit tout bas:

— Il est bien gentil, votre petit baron... — Est-ce que, vraiment, il est aussi riche que vous le prétendez?

— Soixante mille livres de rentes.

— Parole d'honneur?

^ Oui.

— Merci.

Et Albine s'enfuit.

— Qu'est-ce qu'elle vous disait? — fit René.

— Elle me demandait si vous étiez

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vraiment riche. — .le lui ai répondu que oui, — elle va le répéter à ces dames qui l'appelaient, et qui n'ont pas d'autre question à lui adresser que celle-là, et, ce soir, vous allez être assailli...

— Oh ! — dit René avec un sourire, — je ferai une défense héroïque !...

— Gomment trouvez-vous Albine ?

— Très-belle, — je ne lui aurais guère donné plus de vingt-huit ans si vous ne m'aviez pas prévenu de son âge...

— Ainsi, vous comprenez qu'elle plaise?

— Je le comprends si bien que, dans le CAF- où elle éprouverait par hasard un ra-

price pour moi, je ne me montrerais pas cruel !. . .

Albinede Pragues était grande, — nous l'avons dit.

Son visage, d'une pâleur mate et uniforme, ne semblait fatigué que le matin.

Le jeu des lumières et une imperceptible quantité de rouge très-habilemént placé, lui donnaient, le soir, un éclal merveilleux.

Ses cheveux, bruns et brillants, seiii-

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blaient magnifKjucs, —mais lui appartenaient-ils bien légiliinemenl?

Voilà ce qu'on se demandait.

Quelques femmes feignaient d'en douter.

Des rivales sans doute...

Toujours est-il que le coiffeur d'Alhine aurait pu, seul, éclairer ces doutes mystérieux.

Mais ce coiffeur était impénétrable comme un prophète et silencieux comme une tombe !...

Albine avait des yeux noirs et des lè-

vres rouges.

Peut-être les lèvres étaient-elles légèrement carminées.

Mais quant auç yeux, ils avaient l'éclat du diamant et la douceur du velours.

Albine était grasse.

On ne pouvait critiquer, ni ses blanches épaules rondes et fermes, ni ses beaux bras de déesse grecque.

Sa gorge, très-développée , paraissait taillée dans le marbre, — pour tous ceux du moins, qui n'avaient jamais vu Albine sans corset.

Les pieds étaient trop gros, — la main

blanche, mais commune.

294 LES VIVEDR8

L*origine ultr^ y>lébéicnne d'Albine se trahissait dans ces extrémités fort peu aristocratiques.

l.a mère de madame de Pragues s'appelait Gornudet et elle exerçait, rue Montmartre, l'honorable mais modeste profession de portière.

Ce soir-là, Albine était mise fort .\ son

avantage.

Une robe de taiTetas , d'une nuance paille, très-décolletée, laissait voir entièrement ses épaules et la moitié de sa poitrine.

Cette robe faisait ressortir la pâleur

mate et presque orientale de son teint.

Sur le côté gauche de sa tête, et au milieu des nattes épaisses de ses cheveux bruns elle avait posé une rose d'un rouge vif qui donnait à sa physionomie une compression originale et provocante.

Une rose pareille s'épanouissait au milieu du corsage.

Somme toute, nous le répétons, Albine semblait jeune,. Albine paraissait charmante, et tous les Renauds de la terre se seraient laissé prendre aux charmes un peu mûrs de cette Armide plus que majeure.

— Si vous la voulez, — dit Maxime, — elle est bien à votre service ..

— Connaissez-vous le prince ? — demanda René.

— Beaucoup, — c'est un de mes amis. . .

— Et vous me conseilleriez, malgré cela, d'entreprendre

— Oh ! mon Dieu , — interrompit Maxime, — un de plus ou un de inoins, qu'importe?...

Profils de pécheresses.

PROFILS DE PECHERESSES.

Cependant une contredanse avait succédé à la vaïse. "^

Excepté Maxime, René, un oainistre de la guerre en disponibilité et un ex-pair de

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France atteint d'une douleur rhuuialismale dans la jambe gauche, tout le nionde dansait.

— Mon cher comte, — dit René en indiquant du regard les quadrilles improvisés, — commencez mon éducation, s'il vous plaît...

— > Volontiers, — que faut-il faire .^

— Soulever tous ces masques et me nommer tous ces visages...

— Masculins, ou féminins?...

— Féminins d'abord, je vous prie, les autres m'intéressent moins.

— Par où commencer?. .

DB PAhIS. oOl

— Procédons par ordre, — |)arlezmoi d abord de celles de ces daines qui sont le plus près de nous...

— Interrogez...

— Quelle est cette femme jeune et fraîche, en robe rose, avec des yeux arabes, des cheveux épais et des sourcils merveilleusement bien arqués...

— Aurélie!. .. — murmura Maxime.

Et, au lieu de répondre à la question qui venait de lui être faite, il se mit à rire aux éclats.

— Qu'avez-vous ? — lui demanda Rêne.

— Mon cher enfant, — dit Maxime en

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riant toujours, — ce sera un charmant plaisir, savez-vous, que de vous conduire à l'Opéra...

— Pourquoi donc ?

— Parce que vous prendrez les décors pour de vrais paysages, — les arbres de carton pour des arbres réels, — les baraques de toile peinte pour des chaumières au naturel, et les figurantes de la danse pour d'innocentes villageoises...

René rougit jusqu'au blanc des yeux...

— Ai-je commis une naïveté? — demanda-t-il.

--Oui.

DE PJiRlë. ^â

— Laquelle ?

— Vous «n'avez dit : — Quelle est cette fraîche jeune femme, aux beaux sourcils et aux cheveux épais ?. . .

— Eh! bien?...

— Eh! bien, celte femme n'est pas fraîche, — ses sourcils sont peints et ses cheveux sont faux...

— Oh !.. . — s'écria René.

— Seulement, — poursuivit Maxime, — elle vous offre une compensation...

— Voyons un peu...

— Celte aimable personne est de famille noble, et c'est sans doute afin que nul n'en

oOtl lES VlVliURS

ignore, qu'elle étale sur son visa^^e loules les couleurs de son blason...

— Noblesse de contrebande , j'imagine.

— Pas le moins du monde, — noblesse authentique, — irrécusable! — L ne des grand'tantes de cette pécheresse a fait ses preuves en 1753 pour entrer au chapitre noble des chanoinesses de Remiremont, et le propre frère d'Aurélie compte parmi nos diplomates...

— Elle a changé de nom, du moins?...

— Allons donc !.. — Pour (pii la prenezvous?... — La liuc mouche entend tort bien ses intérêts et couiprend à merveille

que son nom est le chi (Fre unique qui donne une valeur quelconque à sa beauté qui est zéro !

— A-t-elle de l'esprit?

— L'esprit de commerce, oui. — Oh !

elle sait tirer un excellent parti d'un capital à peu près nul, ou, tout au moins, bien avarié !... — quant à l'autre esprit, beaucoup d'effronterie, d'impudeur et d'obscénité lui en tiennent lieu...

— A qui appartient-elle?...

— Elle appartient en ce moment à la société de Vergennes et 0«. . .

— Que voulez-vous dire?...

306 LES VITEURS

— Je veux dire qn'Aurélie dépense cent raille francs par an et que, comme nos viveurssont trop pauvres pour qu'un seul d'entre eux puisse se permettre de soutenir un pareil train, plusieurs jeunes gens forment une société en commandite et entretiennent Aurélie à frais et à profits communs...

René regarda Maxime fixement.

— Vous moquez- vous de moi, mon cher comte? — deiïianda-t il ensuite.

— Je n'ai, de ma vie, parlé plus sérieusement, — répondit M. de Bracy. — — Oh ! je comprends que de pareils détails vous étonnent, niais vous n'êtes pas au

bout, mon très-cher, vous en verrez bien d'autres, et, quand vous aurez vécu quinze jours parmi nous, vous ne vous étonnerez plus de rien !...

René ne répondit pas.

Maxime continua :

— Et, surtout, vous ne donnerçï plus le nom de femme à des spectres plâtrés de céruse et vêtus de taffetas rose. . .

Il y eut un instant de silence.

René se sentait honteux des bévues qu'il avait commises.

Il se voyait descendu de ce piédestal

308 LES VIVECRS

sur lequel les éloges de monsieur de Villiers l'avaient posé à ses propres yeux.

Il comprenait qu'il ne savait rien encore, ni de la vie, ni des femmes.

— Vous plaît-il , — fit monsieur de Bracy, — vous plaît-il que je reprenne mon rôle de cicérone des figures de cire de Curtius?

— Oui, — répondit René qui ne put s'empêcher de sourire à cette plaisanterie.

— Eh ! bien, — dit Maxime, — regardez cette personne qui danse en face d'Aurélie...

— Fn rnhe gris de fer, n'est-ce pas?

DH PAUIS. 309

— Oui.

— Je la vois.

— Gomment la trouvez-vous?

— Oh ! mon cher comte, je n'ose plus

avoir une opinion, ni, surtout, l'exprimer devant vous...

— Vous avez tort, — regardez avec attention et jugez après mûr examen, je liens à ce que vous me disiez votre avis...

La personne que Maxime désignait à

René était une femme qui pouvait avoir

vingt-cinq ans et qui pouvait également en

avoir trente-cinq.

310 LES VIYELRS

Au premier ahord elle semblait jolie, mais sa prétondue beauté ne pouvait pas subir cinq minutes d'examen.

Elle manquait absolument de fraîcheur et son visage ollVait celte pâleur un peu maladive que produit la respiration habituelle de l'air vicié des coulisses, de la fumée de la rampe et de l.i poussière des planches.

Le nez de cette femme était trop gros, — ses lèvres trop fortes et ses dents plus que médiocies. .

Mais, selon le dire de beaucoup de gens, il y avait dans son visage une beauté qui rachetait tous ces défauts.

Cette beauté, c'étaient ses yeux.

Ils étaient très-grands, de forme orientale et d'une expression singulière.

Presque toujours à demi-fermés, ils laissaient couler le regard à travers une double rangée de longs cils, — et ce regard, tour-à-tour voluptueux et libertin, se joignant à un sourire lascif, semblait pro mettre, à tout venant, et demander le plaisir.

Sourire et regard , comme bien on pense, étaient de commande

La jeune femme qui nous occupe avait de belles épaules, des bras et des mains bien modelés et de forme élé":ante.

SI 2 LES VlVKimS DE PARIS.

La poitrine paraissait étroite.

La taille manquait de finesse et de désinvolture.

Les hanches se développaient vigoureusement et la robe, malgré son ampleur, accusait d'une fiiçon presque indécente certains contours exagérés.

La jambe était jolie et le pied passable.

— Eh ! bien, — répéta Maxime au bout d'un instant, — comment la trouvez-vous?

Profits de pécheresses.

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