‹ Les viveurs de Paris (volume 5)Chapitre 12 sur 23 · FIDÈLE · texte numérisé non relu

FIDÈLE

— Celte poursuite acharnée dura toute la journée, — continua M. de Bracy.

» A mesure que nous avancions dans la forêt, les difficultés augmentaient d'une

façon effrayante et presque décourageante.

j> Nous marchions sur des pentes rapides où il n'y avait pas d'autre végétation que celle des sapins.

»Par conséquent les traces qui nous guidaient disparaissaient de plus en plus , et ce n'est souvent qu'après des détours de plus d'un quart de lieue que nous parvenions à les retrouver.

«Bref le soir arriva, et avec lui lel5répuscule.

V II ne fallait point songer à pousser plus loin nos recherches ce jour-là, d'atitant plus que nous avions fait au moins sept ou

huit lieues et que nous nous sentions accablés de fatigue.

• 11 s'agissait de trouver un asile pour la nuit.

» Je montai sur un sapin en me servant de ses branches comme des traverses d'une échelle et j'interrogeai l'horizon autour de nous.

fi La chance se déclarait en notre fayeuVf

» Nous étions à peu près certains de ne

point être forcés de passer la nuit à la

belle étoile, — perspective peu séduisante

par un froid de neuf ou dix degrés.

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