‹ Les viveurs de ParisChapitre 13 sur 38 · UN ROI DE LÀ MCDÊ · texte numérisé non relu

UN ROI DE LÀ MCDÊ

» Mais elle n*alla pas plus loin. Le murmure des joyeuses caresses de Fidèle^ auxquelles se mêlaient les aboiements de mes deux chiens, interrompirent la chanteuse.

» — Ma mère, ma mère... — s'écria Marguerite, car en effet c'était bien elle qui venait d'arriver — voyez donc I . . il y a quelqu'un ici. . .

» — Quelqu'un!., qui donc?.. — murmura madame Simon.

* Puis elle appela :

» — Marie!.. Marie!..

• La jeune fille, qui jusqu'à ce moment avait paru changée en statue, bondit soudainement à l'appel de sa maîtresse. Mais, avant de sYloigner, elle me dit tout bas et d'une voix épouvantée et suppliante :

» — Ne dites pas que vous m'avez vue... ne dites rien... ne dites rien!..

» Et elle s'enfuit.

» Qu'aurais-je pu dire? et quel secret la pauvre Marie avait-elle donc à cacher?..

» Je restai seul, — haletant et brisé sous le poids de cet étrange amour qui grandissait d'heure en heure, de aiinute en minute, de seconde en seconde... Un p9s rapide et* léger retentit dans l'escalier. Puis Marguerite apparut dans l'embrasure de la porte lais* sée ouverte par Marie. »

Hftdaaie Simon.

M. de Bracy reprit son récit :

« Marguerite, — eontinua-t-il, — Marguerite, je vous le répète, apparut sur le seuil. Là, elle s'arrêta.

» Un rayon de soleil l'enveloppant tout entière, lui faisait comme un manteau d'or. Sa taille svelte ei son visage angélique, autour duquel ses cheveux blonds vivement éclairés formaient une auréole, se détachaient lumineux sur la pénombre du corridor. On eût dit la jeune reine du printemps, descendue sur un char et se révélant tout à coup à mes regards surpris et charmés. Elle n'avait pas rencontré Marie et elle ne savait point encore que c'était moi qu'elle allait trouver dans le salon. Ma vue lui causa sans doute une émotion profonde, car je vis la joie et l'étonnement se refléter à la fois sur ses traits doux et purs.

» — Monsieur Maxime ! — §' écria -t-elle.

» El elle n'ajouta pas un mot à ce nom sorti de son cœur...

. U!f fiOI DE LA MODB. 229

» De mon côté, je restai muet, je tremblais comme an enfant, et il me fut impossible de faire un mouve* ment pour m'avancer vers elle.

> Ce tête-à-tête fut interrompu presque aussitôt. Madame Simon avait suivi sa fille, mais d'un pas plus grave et plus lent, et elle arrivait k son tour. A mon aspect, une exclamation joyeuse s'échappa de ses lèvres.

1 — Maxime !.. — dit-elle, — c'est donc vousl.. — abl mon cher enfant, soyez le bien venul..

» Elle écarta doucement Marguerite qui semblait clouée à sa place, — elle vint à moi, et elle m'embrassa avec une tendresse maternelle en ajoutant :

» — Vous vous êtes donc souvenu de nous, Maxime!.. — Je croyais que vous nous aviez oubliées tout à fait, et je me disais que c'était bien mal .. — Je vois maintenant que j'étais injuste à votre égard, et je vous prie, mou cher enfant, de me pardonner cette injustice...

1 Je répondis comme je le devais, puis madame Simon me fit asseoir, s'assit elle même à côlé de moi,— tandis que Marguerite, pour se donner une contenance, feignait de mettre en bon ordre les fleurs de la cheminée, — et la conversation s'engagea.

» — Pourquoi donc ne pas nous avoir donné de vos nouvelles, Maxime? — me demanda l'excellente femme, — nous pensions à vous bien souvent, allez!.. Nous parlions de vous, Marguerite et moi, et nous nous affligions de votre indifférence à notre égard.

1 — Comme vous étiez bonnes!.. — m'écriai-je, ^ comme vous étiez meilleures que je ne le méritais!

iiù LES VIVBÙftS éS PARIS.

• — C'est que nous vous aimons de tctit notre cœur, savez-rous, et il me semble qoelquefœs que vous êtes le frère aîné de ma cfaèfe Marguerite. . .

> Je pris la main de itiadatne Simbn, je la poHai à mes lèvres et je l'y pressai avec effusion.

» -^ Enfin, — continua-l-elle, — .depuis vôtre départ, qu*êtes-vous devenu?

» — J'ai failli mourir, — répondis-je.

i Madame Simon fit un mouvement brusque.

» Involontairement, Marguerite se tourna vers moi et je m'aperçus que le visage de la jeune fille était devenu très- pâle.

» — Mourir I.. -- répéta madame Simon d'un ton de stupeur.

» — Mon Dieu, oui.

» — Et comment?

» — Je suis tombé malade, et si grièvement que les médecins me regardaient déjà comme perdu.

» — Et qui vous soignait?

» — Mes domestiques.

1 — Ainsi, vous n'aviez près de vous aucun parent, aucun ami dévoué ?

» — Personne.

» — Ahl pauvre enfant !.. — s'écria l'excellente femme avec une compassion touchante, — mais il fallait me faire prévenîc, moi!., je serais accourue!.. — Vous savez, ajouta-telle avec un demi-sourire, — que je suis un peu garde-malade et un peu sœur de charité!.. — Enfin, vous voilà guéri, c'est Tessentiel... que Dieu en soit béni!.. — Vous trouvez-vous tout d fait bien, maintenant ?

DU aOJ 01 LA HOM. t3l

» — Vous voyez.,

• — Il me semble que vous êtes encore pâle.

> — Je vous assure que je me sens plus fort que jamais. . — d* ailleurs je suis venu de Bracy à pied, c'est tout dire.

» — En chassant?

■ — Oui.

> — Vous êtes donc toujours chasseur?

» — Plus que jamais.

» — Ge$ jeunes gens!.. — fit madame Simon en me menaçant du bout du doigt, d*un geste gracieux et amîcàl, — à quoi leur servent les terribles leçons qu'ils- reçoivent?.. — riett ne les corrige. . . — Pour un peu, je \e parierais, vous retourneriez encore attendris des ours autour de la Fosse-aux^Loups?

> — Mais, certainement.

» — Au risquu d'une secondie catastrophe?

» — N'est-ce pas à la première ^ue je dois le fionheur de vous connaître?..

9 — C'est bien charmant, ce que vous dites làt... j'espèce que cela est aussi sincère que gracieux?

• — En doutez-vous?

• — Eh bien, non !.. — pourquoi ne partageriezvous pas l'affection que vous nous avez inspirée?

« — Chère Madame, vous me jugez comme je dois rêtpe... — Merci!..

» — Combien de temps pouvez-vous ndus consacrer?

• — Mais, — répondis-je avec un peu d'embarras, — le reste de cette journée.

9S2 LB8 Yivnrns »b paris.

» — Ce qui veut dire?. — demanda madame Shnon.

» — Ce qui veut dire, que je partirai ce soir..

» — Parle^vous sérieusement?. .

» — Mais... sans doute...

» — Où coucherez-vous donc?.:

» — Chez Jean Nicod, le bûcheron...

» — La figure de madame Simon changea d'expression.

» — Il fut évident pour moi que je Tenais de blesser Texcellente femme.

» — Monsieur Maxime, — me dit-elle d'un ton un peu sec, bien différent de son expansion ordinaire, — vous avez eu sans doute h vous plaindre de notre humble hospitalité !.. — Nous sommes bien pauvres, c'est vrai, mais nous avions cependant la conscience d'avoir fait de notre mieux.

» — Ohl — madame, m'écriai-je vivement, — que supposez-vous donc?

» — Qu'avons-nous fait, — poursuivit madame Simon, — qu'avons-nous fait pour mériter que vous préfériez à l'hospitalité simple mais cordiale de notre toit, celle de Jean Nicod, le bûcheron?..

» — C'est que je craignais... — balbutiai-je.

» — Quoi donc î

» — De vous sembler importun,!.

» — Enfant ! ~ répondit madame Simon en haussant les gaules. — Voyons, c'est convenu, vous nous restez, n'est-ce pas?..

» — Puisque vous le voulez.

» — Je le veux.

UN AOI DB LA UODB. 233

i — Eh! bien, j'accepte, et avec ane joie bien vive!..

» — Etvou$ nous donnerez la journée de demain?..

1 — Soit.

■ ~ Et toute la fin de la semaine ?. .

» — Mais... je n'ose ..

» — Quelque- chose d'important vous rappelle-t*il à votre château?..

> — Rien absolument.

» — Alors, répondez : oui, et, à cette condition, je vous pardonnerai votre mauvaise pensée de tout à rheure.

» Je ne demandais pas mieux que d'accepter, — c'était même, au fond du cœur, le plus cher de mes désirs. Je promis ce que medemandait madame Simon.

» — Du reste, — ajouta-t-elle, — soyez tranquille, mon enfant, — vous serez ici parfaitement libre, et puisque la chasse vous platt tant, vous chasserez toute la journée si cela vous convient, ce qui, soit dit entre parenthèses, nous procurera le plaisir de manger de votre gibier.

> Il y eut quelques minutes de silence, puis madame Simon reprit avec un demi-sourire mystérieux :

» — D'ici à deux jours, demain peut-être, mon cher Maxime, j'aurai quelque chose à vous dire.

» — Quelque chose?.. — Quoi donc?..

» — Un grand secret.,, un secret de famille, — mais, je vous le répète, je me figure souvent que vous êtes aussi mon enfant ! — Vous avez donc des droits à savoir ce secret...

t ^ Ne pouvez-vous me rapprendre aujourd'hui?..

» — Aïfjoiird'htti, — mn, — Demain, — oui.

» Je regardai machinalement Marguerite. Ses yeux étaient fixés siir moi et sa pâleur devenait livide. Je m*efforçai, mais en vain, de deviner les causes de ce trouble que sa mère ne remarqua point.

» — Vous connaissez cette chambre, — poursuivit madame Simon, — elle a été la vôtre, elle Va le redevenir... — Nous vous laissons vous reposer un peu... Allons, viens, Marguerite...

» — Vous me quittez?... — demandai-jè.

* — Il faut bien que nous surveillons les apprêts du dtner... — Croyez-vous que nous ayons le projet de vous laisser mourir de faim?.. — Vous devez avoir un appétit de voyageur et de convalescent... c*est tout dire...

f» J*allai fouiller dans ma carnassière, — j*en tirai un lièvre et deux perdrix que j*avais tués le matin mêdfie, et je les présentai à madame Simon.

n — Surcroît de provisions!.. — ' s*écria-t-eiie joyeusement, — il paraît, Maxime, que vous vous méfiez des ressources de notre modeste cuisine, et que vous vous étiez ménagé à vous-même un superbe festin ! . — Eh bien, mon enfant, vous avez eu raison et vous n'en dînerez que mieux ! .

> Puis madame Simon me quitta, et Marguerite la suivit. Au moment de sortir de la chambre, la jeune fille se retourna pour me jeter un dernier regard. Elle était plus pftle et plus triste encore qu'un instant auparavant, et l'expression de ses yeux me parut désolée et presque suppliante.

» Pourquoi cette appû*ente douleur? «, — pourquoi

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cette fA*ifej% muetfd?.. — me d^maAdais-je à moimême. Je nie pus nie répondre.

> AussitAl que je me trouvai seul, je repris, auprès de la fenêtre la place que j*oecupais précédemment, je cachai ma tète entre mes deux maiils et je m'enfoiïçai dans une sombre rêverie et dans de profondes réflexions.

> Je me rappelai, jusque dans ses moindres détails, l'entrevue qui venait d'avoir lieu. Toutes les paroles de madame Simon repassèrent, Tune après l'autre, devant mon esprit. En face de cq touchant accueil, — en face de cette hospitalité si franche et si loyale, — jVus honte de moi-même, — j'eus horreur de mes infâmes projets.

» Quoi !.. j'allais entreprendre de tromper avec une infernale astuce cette femme excellente dont le cœur m'était ouvert et qui me nommait son enfant!.. J'allais déshonorer cette maison si chaste, cette demeure si patriarcale !.. Là où j'avais été reçu avec des bras ouverts et des sourires affectueux, j'allais laisser, en m'éloignant, les larmes et le désespoir !. . C'était bien lâche et bien misérable! C'était indigne d'un bonnêle homme! indigne d'un gentilhomme!.. Je n'hésitai plus. Il /allait lutter, — dussé-je me briser dans la lutte! Il fallait partir, — dussé-je mourir en partant ! Il fallait sauver mon honneur, — dussé-je de ma vie payer celte victoire?

» Je me levai pour m'éloigner. — Je comptais fuir,

— fuir à rinstant même et sans prévenir de mon départ. Mais voici qu'un léger bruit se fit sous la fenêtre auprès de laquelle je me trouvais. . Je regardai. Marguerite et Marie passaient dans le jardin... Projets de loyauté, courageuses résolutions s'évanouirent aussitôt? Je tendis mes mains de nouveau aux liens que je venais de rompre. Mon fatal et double amoar avait reconquis son empire !

» Je ne résistai plus, — je restai.

Paol.

— Cette première journée s*écoula lentement, — {voursuivit Maxime.

» Le dtner fut triste, Madame Simon était la seule personne dont la gaieté et la bienveillance expansives ne se démentaient pas. Marguerite ne parlait qu'à peine et avec une évidente distraction. Marie avait beaucoup pleuré, ses paupières gonflées et ses yeux rougis l'attestaient. Je me sentais triste et embarrassé, et c'est à peine si je trouvais en moi la présence d'esprit nécessaire pour répondre à madame Simon quand elle m'adressait la parole.

> Il était impossible que l'excellente femme ne s'aperçût point de cette préoccupation manifeste. Mais, sans doute, elle crut que ces humeurs noires étaient une conséquence de la inaladie terrible qui avait failli m'emporter... — elle me plaignit et ne s'étonna de rien.

> Presque aussitôt après le dtner je prétextai la fa-

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tigue que je ressentais, et qui résultait naturellement de ma longue course pédestre, pour me retirer dans ma chambre.

n — Allez, mon enfant, — me dit madame Simon, — aujourd'hui vous souffrez, je le vois bien, — demain-vous serez mieux.. .

» Je l'espère, — répondip-jc» — car aujourd'hui je suis un hôte bien maussade .

» Puis je pris congé de ces dames. Ai-je besoîa de vous dire quelle nuit je passai, et quels rêves, ou plutôt quelles visions vinrent allumer la fièvre dans lues veines, dans cette maison où dormaient si près de moi Marguerite et Marie?.. Le lendemain je me levai de très-bonne heure et je sortis. J'espérais que l'air vif et froid du matin calmerait un peu les ardeurs de mon sang. Je me dirigeai du côté de la Fosse-aux- Loups. Je voulais revoir le théâtre de ce drame terrible que je vous ai raconté. Je voulais évoquer la mémoire de mon vieux Dominique à l'endroit même où le brave piqueur était mort.

» J'arrivai. C'est à peine si j'aurais reconnu le lieu dans lequel je mp trouvais.

» Les blocs amoncelés de la Dent-du-Chien disparaissaient à demi sous un réseau verdoyant de mousses et de tichenjs. De riantes végétations revêtaient presque entièrement les parois granitiques de la Fossé aux^ Loups. L,abtme res.semblait à une gigantesque cor* bejUe ^ verdure. De chaque buisson partait un chant d'oiseau. De chaque touffe d'herbe s'échappait au cri d'insecte. Les rouges-gorges amoureux se pour&uivfilejQit dps Taîr. Les abeilles et les frèbms décrivaient

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Oq eut 4ii uqe gr^qde volière, — on eût dit noe rucl^ iiDfflense.

• Je cbârcJt;^?^ et je retrouvai ]^ p]ace où le malbeureux Dpioinjqyie avait cra pouvoir confier sa vip à la racine d'un s^pin. Un frjagment de cette racine brisée se voyait ci|CQre, sortant d*une fissure de la roctie. Je me couchai à plat ventre sur le sol et je regardai dans le goitre. Tout au fond, à upe profondeur qui donnait le vertige, un am^s de pierres aiguës formait saillie au ipiiieu des hautes herbes. C'est sur ces pierres qu'avait dû se briser le corps de Dominique.

» Quelques hommes intrépides s'étaient fait descendre dans l'abîme avec des cordes pour en retirer ses débris mutilés, qui ensuite avaient été ensevelis en terre sainte. Les souvenirs qui s'éveillèrent en moi fî)rmèreDt diversion aux pensées qui dévastaient mon cœur.

> Quand je regagnai la demeure de madame Simon, j'étais aussi triste quel^ veille, mais triste d'une façon différente. On m'attendait pour déjeuner.

» Marguerite et moi nous poqvious lutter de pâleur. Quant à Marie, ses joues étaient colorées plus que de coutume et ses grands yeux étiujcelaient. Une fièvre violente donnait à sa beauté des rayonnements s^urhumains. Tantôt elle évi);ait mes regards, — tantôt, au contraire, elle semblait les chercher. On aurait pu croire qu'elle triomphait de voir redoubler de minute en minute l'excessif abattement de Marguerite.

» Nous venions de quitter la table qiT^nd noua euteadlmes retentir dans le jardin les aboiements

240 LES VIVBOIIS HB PARU.

joyeux et caressants de Fidèle. Mes chiens raceompagnaieot de leur mieux avec des grognements moins sympathiques.

» — Quelqu'un nous arrive... dit madame Simon.

» Une expression d'angoisse douloureuse se peignit sur le visage de Marguerite. En même*temps la porle s'ouvrit et un nouveau-venu entra dans la salie à manger d'où nous allions sortir.

» Ce nouveau-venu était un jeune homme. Il me parut âgé de vingt-cinq ou vingt-six ans, tout au plus. Sa taille, plus haute que la mienne de deux ou trois pouces, et merveilleusement bien prise, annonçait une extrême agilité et une force irrésistible. Ses traits irréguliers, mais beaux, d'une beauté mâle et vigoureuse, avaient une expression résolue. Des cheveux noirs, d'une extrême abondance, couronnaient un front large et penseur et un visag3 presque bronzé par les intempéries des saisons.

» Le costume de ce jeune montagnai*d s'accordait bien avec son aspect à moitié sauvage. Il portait de longues guêtres de cuir souple et une sorte de Jacquette en coutil gris, qu'une ceinture de cuir écru serrait autour de sa taille.

» En entrant, il jeta sur une chaise une casquette de chasse en drap vert.

» Madame Simon lui lendit la main.

» Il porta cette main à ses lèvres avec une sorte de galanterie agreste qui ne manquait point de grâce. Il salua Marguerite qui semblait prête à défaillir et il s'inclina très-légèrement devant moi, en me jetant un regard dans lequel je crus lire un peu de défiance et

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