M ROi 0S LA MODE
Elle reprit aussitôt une sorta d'assurance et elle me dit d'one voix basse et presque supptiaaCe :
» — Monsieur Maxime.
» — Chère Marie... — demandai-je — que voulez voQs de moi?..
• — Je vous ai dit, ce soir, que j'avais à vous parler... — murmura la jeune -fille.
» — Eh bien ?
1 — Eb bien! e*étatt vrai ., et^e que j'ai à vous direest bien grave... bien terrible... sans eela, Dieu m'est témoin que je n'aurais pas voulu venir ici, et surtout que je ne l'aurais pas osé.
» — (Quelque chose de grave .. quelque chose de terrible... — répétai-je avec stupeur, car je comprenais si peu le sens des paroles de Marie qu'il me semblait que je les entendais dans un rêve.
» — Oui, — répondit la jeune fiUe.
• — Quoi donc ?
> -* Un danger vous menaee...
» — Lequel?
> Marie parut hésiter d'abord. Mais, au bout d'un instant de réflexion et d'incertitude, elie dit nettement et avec une énergie aingulière c
> -* Vous aimez mademoiselle Margueiîte.
• Jetnessaiilis et je m'écriai :
» — Marie !.. que dile&-vou8?..
» — Vous aimez ma maîtresse. . . — répéta la jeune tUe avec plus d'assurance encore que la première fois.
» — Marie... je vous jure...
» — • Ne jurez pas, monsieur MsziQiel.. — inter- Nxnpii Marie, — ne niez pas une chose qiie je vois...
3ÔS us flfSCU M fMIS.;
que je sens! — Me abotenir que tous a'aimez point ma maîtresse, aatanl vaudrait, Teyez-TOHS, essayer de me prouver qa*à cette heore il M fait pas nnitl*.
• Je ne répondis fien. Marie me parlait avee une convictîon inébranlable et avec une certitade que j'attribuai font d*abord à la seconde vue mystérieuse dont est donée la jalousie.
9 La jemie fille reprit :
9 — Monsieur Maxime, c'est de cet amour ^pie Tient le danger qui vous menace et dont j'ai voulu vous préserver...
> Je m'efforçai de sourire et je répondis :
• — Si le danger n'existe pas plus qoe l'amour, j'ai peu de chose à craindre...
9 — Encore I — s'écria Marie. — Vous ni^ eur core !.. — Eh bien! monsieur Maxime, jurez moi donc que vous n'aimez pas Mai^uerite, — jurezTle^uoi sur votre honneur et je vous croirai!
9 Aujourd'hui, dans une situation semblable, je ferais sans hésitation le serment que me demandait Marie : j'ai fa^nné moaftme aux vices élégants et aux faciles transactions de conscience du monde corrompu de notre é|H)que; j'en- suis presque arrivé à crare qu'un sermait n'engage à rien quand il est fait à une femme et que, dans toutes le$ questions où l'andour se trouve en jeu, un mensonge est innocent et presque ■f/ légitime ; mais alors» je vous le répète^ je valais mieux qu'aujourd'hui.
» Je n'osai pas jurer.
» ~ Vous voyez bien I -r murmura la jeune lillo.
» Puis elle poursuiyit :
vn ROI Dr LA M0»B. t 239
i — Il est veira iei, atijoard'htii, on jeune homme.. •
» — Monsieur Paul?..
i *^ Lui-même. ^ Vous ne l'aimez pas; monsieur Maxime, et il vous liait..
» — Coaàment le savez-trous? '
> -*- Je Taiwu dans les regards que tous i(ttachiez quelques fois Tun iûr Tautre, et je l'ai deviné surtout à la manière dont vos yeux è*évitaiait lé i^sle du temps.
» — Vous pourriez vous tromper, Marie...
» — Est-ce que je me trompe?
•» Cette fois encore il aurait fattu mentir. Je ne répondis pas.
» — Monsieur Paul aime inademoiselle Marguerite, ^ continua la jeune fille, •— il l'aîme et elle doit être sa femme, du moins madame Simon lui a promis que ce mariage se ferait ...
■ •*- Est-ce que mademoiselle Marguerite aime monsieur Duprat? — m'écriais-je.
* — Vous savez bien qoe non, — répondît Marie presque durement, — et M. Paul aussi le sait bien...
» — Mais alors ce mariage est impossible!.. » — n Test devenu, mais il ne l'était pas...
* — Qoe voulez-vous dire?
» — Je veux dire que si voos n'étiez point re-» venu, ma «attrésse se fût résignée. — Elle vous a revuel elle résistera...
* — Vous croyez, Marie?..
» — J'en suis sûre. — Monsiear Paul a compris que vous étiez son rival. — Cest à votre présence qu'il attribuera le refus de sa fiancée. — Sa colère
260 LES vivrtififr 0e pauis.
égjELlern, son chagrin, -r ïï voudra se venger, el c'est sur vous que retombera sa vengeance...
» Je me mis à rire. La jeune fille me regarda «vec stupeur.
• — Vous riez ! — s'écria-t-elle d'un air effaré
B — Avez-^YOus donc cru, mon enfbnt, que j'allais prendre an sérèeux ta vengeance de M. Pàui ?
» — Ah! — s'écria Marie, - on voit bien que fous ne le connaissez pas!.. — C'est un vrai fils des mon* tagnesl.. Son pèi'e est riche, mais son grafnd-pène était contrebandier etVkiqtiiétait aussi peu de tuer an homme que moi de cueillir une fleur !. . — M. Paul^ de ce sang-là dans les veines, à ce qu'on assure... — Prenez garde, monsieur Maxime, prenez garde!.. — S'il suppose que vous êtes un obstacle à son bonheur, il vous brisera... — S'il jure voire mort, vous mourrez... dût-il s'embusquer au coin d*un bois et vons abattre d'un coup de fusil comme on tue une bête fauve!..
» — Savez-vous, Marie, répondis*^je, qufe vous avez là ttne abominable idée du fiancé de votre mat* tresse!..
» — Ah ! — murmura la jeune fîlte, — c'est que je sens bien que l'amour et la jalousie peuvent rendre capable de tout, même d'un crime! .
» L'émotion profonde avec laquelle Marie prononça ces quelques mots qui la trahissaient, me remua le cœur.
» — Eh bien I -» lui demandai-je, — que voulez* vous donc que je fasse?..
9 £u eiu^ndant cette question, un sourire d'une
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expression céleste illumina le visage de la jeune fille. Elle crut que j*allais céder à sa prière.
» — Il faut partir I — s'écria-t-elle, — il faut abandonner cette maison, — il faut quitter ce pays et n'y revenir jamais!..
» — Quitter ce pays !.. — répétai-je, et n'y revenir jamais!.. — Vous consentiriez donc, Marie, à ne plus me revoir?..
» Elle appuya la main sur son cœur coni^me pour en comprimer les battements, etellepftlit.
» — Pou£vous sauver... — raurmura-t-elle ensuite avec une tristesse résignée, — pour vous sauver, oui, j'y consentirais...
» Et, tout en parlant ainsi, elle leva sur moi son beau regard suppliant, dont quelques larmes venaient mouiller l'ardeur. Un feu subit et inextinguible s'alluma dans mes veines en sentant le double rayon de ces grands yeux noirs effleurer mon visage, en entendant ces paroles empreintes d'un si vrai et si profond amour Marguerite fut oubliée. Je pris la jeune fille dans mes bras, malgré sa faible résistance, et je la serrai contre mon cœur en balbutiant à son oreille :
« — Oh! non, je ne partirai pas, car celle que j'aime, — celle qui me retient ici, je le jure par mon amour et par mon honneur, ce n*est point MargueritCi c'est toi, Marie!., c'est toi seule!
t Quand Marie sortit de ma chambre, le jour allait bientôt paraître'. »
Les GomcllK un ckevallcr.
Après aroir prononcé les paroles qui terminent le précédent chapitre, M. de Bracy garda le silence pendant quelques minutes. It semblait péniblement ému par les souvenirs qu il venait d'évoquer, et qui, selon René, n'avaient cependant rien que de très-gracienx. Le jeune homme se disait qu'il se mettrait de grand cœur sur la conscience, chaque jour, de pareilles peccadilles, mais il n'osait exprimer tout hant cette opimon si diamétralement opposée à la manière de voir de Maxime. Nous devons ajouter que ce dernier se découronnait de minute en minute, aux yeux de René, des rayons les plus "brillants de son auréole de vlveor.
Maxime reprit son résit, mais lentement et d*une ' voix triste qui pourtant s'anima par degrés.
— Je venais, — dit-il, — je venais de mettra le pied sur le premier degré de l'échelle du mal, — je venais de consommer la sécnctlon de l'une de ces deux
' ini ROI M U MOM. 863
jeaneà Ailes qui, tontes les deui, devaient être perdues par moî !.. Le remords ne se fit goëre attendue, mai?, iont d^abord, la toIx de mes sens et Tenivre* ment de ma première victwre lui imposèrent silence. Quelques nuits de délire succédèrent à cette nuit fatale dont je vous ai raconté le début.
> La souveraine beauté de Marie et l'amour que la jeune fille ressentait pour moi, amour' qu'elle m'avait si mal .caché* et qu'elle me témoignait si biai, me servirent d*e\cuse à mes propres yeux. Plus d'une fois, je me citai au tribunal de ma conscience pour y répondre de mes actes ; mais ma conscience ^tait aveuglée et elle me renvoya absous.
» Ge monient d^ressè dura peu. 'Bientôt se dissipèrent les «illusions qui me semblaient des réalités. Je m'aperçus que j*avais donné le nom d'amour à un sentiment qui n'y ressemblait qu'à peine; je compris que jfétais devenu l'esdave^ non point d'une véritable ten- / dresse, mais de la voix de ma jeunesse et du commandement de me^ désirs. Une courte possession tratoa à sa suite l'ind^érence la pins absolue.
> Sansi doute, il n'en eût point été de même si mon . cœur eût été parf«tement libre ; sans doute , Ips charmes éclatants de Marie, son innocence et son ' amour, eussent exercé ser moi un empire long et absolu; mais à mesure que s'éteignaient dans mon âme • les feux d'une affection purement sensuelle et voluptueuse, rimage de Marguerite, urrmoment effacée, reparaissait plus éclatante; — la jeune déesse remontait sur son rhar et cbassait d'un sanctaaire qui était- à «Ue les: fragiles autels où j'avais sacrifié à vu autre;
f64 LES VIVBURS DE PâEIS.
I Et. eelte fois, }e mmt trompais pas -^ Le liaient que j*épfOtt¥ais était bien de Tamour, -^ un amour réel, inûni, indissoluble .. Je n*ai aimé qu*ane seule femme dans ma vie, et cette femme c*est Marguerite ! Oh! pourquoi n*ai-je pas ea le courage deee noble amour!.. Pourquoi Marguerite n'est-ello pas assise aujourd'hui, là, aupi*ès de moi, — portant mon nom devant Dieu et devant les hommes, et m'ayaht donné un fils qui vous ressemblerait, Réiiél^
II y eut un nouveau silence, mais Maxime domina presque aussitôt l'émotion qui s'emparait de lui, ^et il continua :
« — En ce temps là ridée d'un sembtable mariage ne se présentait jamais à mon esprit, imbu de préjugés aristocratiques qui m'eussent fait considérer mie union avec Marguerite comme une mésalliance. Habitué, ainsi que je l'étais depuis mon enfance, à parcourir chaque jour l'interminable galerie de mes vieux portraits de famille, et à y voir que chacun des comtes de Bracy avait uni son blason à celui de quelque héritière des plus vieilles familles de la province, H me paraissait matériellement impossible de donner moa nom à une jeune fille de la plus humble et de la plus obscure bourgeoisie, et il me semblait qu'en un cas pareil tous mes aïeux se lèveraient dans leurs cadres antiques pour me crier jque je eamproniettais l'boûneur jusqu'alors sans tache du ^om qu'ils m'avaient donné en garde. Cependant je reculais devant la Mche infamie d'une deuxième séduction. Je m'épouvantais peut«-étre aussi de l'impossibilité presque complète de
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trmnper la jalouse surTdllaoee de Marie. Je pvisi le parti de la foîte.
» Qaand j'annonçai qae j'allais retourner à Bracy, il me sembla que madame Simon me voyait partir sans regret, car elle ne fit aucun effort pour me retenir. En même temps elle jeta un regard rempli de tristesse cède compass^n sur le doux visage de Marguerite qui se décpjariposait visiblement. Cette bonne mère devinait sans doute qu'un sentiment fatal était né dans le cœur de sa fille et y grandissait d'heure en heure. Elle fut avec moi polie et affectueuscrmais une faible nuance i^e disait qu'il y avait en elle quelque f'bose de changé à mon égard, et elle ne fit aucun effort pour me retenir.
• Les adieux de Marie furent déchirants. Elle passa toate la nuit qui précéda mon départ à sangloter et à se tordre à mes pieds. Elle voulait me suivre, et je fus obligé, pour la détourner de ce projet, île tromper son désespoir par des promesses mensongères. Je partis.
• Je vous ai raconté, trop longuement peut-être, mon cher René, les sensations qui m'avaient dominé et les impressions qui s'éiaient emparées de moi lors de mon premier retour à Bracy« Je n'entrerai donc avec vous dans aucun détail relatif à l'état de mon ^œor. — Vous me saurez gré de ce silence et vous y suppléerez facilement.
» J'étais installé depuis deux mois environ dans mes terres, et j'y menais une vie tfiste et désolée, quand, un beau matin, mou valet de chambre me remit une lettre. Vous savez déjà que je n'avais pour ainsi dire pas de i^elalion dans le pays ; «- personne
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ne m^éorivait d*babitude, et je décachetai cifirieiiseoient cette lettre dont Técritare m'était inco'nitue.
»' Cette missife inaltendae me venait d*aii vieux gentilhomme qui avait été Tamî de mon pèfe et de son compagnon dans les fatigues et les dangers de rémigratîon. Il me témoignait le désir dé faire coanaissance avec le flls^de son pins ancien et de son meil- ?ear camarade et il m'annonçait sa' visite pour le lendemain. Le gentilhomme en question, — que vous connaissez aussi bien que moi, mon cher Réué, — se nommait lé chevalier Philippe-Emmanuel de Villiers... 4
c Cette visite, qui allait apporter avec elle une distraction au milieu de Tocéan d'ennui dans lequel je m'engloutissais, aurait dû m'être agréable. Et cependant je m'en effrayais instinctivement... Mais il n'y avait pas moyen de reculer. Je résolus de ne point déroger à la proverbiale hospitalité de ma famille, et je fis préparer l'appartement d'honneur pour mon hôte du lendemain.
» Tout était en bon ordre, et mes gens se prélassaient d'un air majestueux dans les vieilles livrées à boutons noircis et à galons fanés qu'ils n'endossaient que rarement, quand une antique chaise dô poste vînt s'arrêter en face du perron du château. PhiHppe-Emmanuel, descendit en sautillant de cette chaise de poste. Le fringant gentilhomme était encore vert et dameret. Il m'embrassa à deux ou trois reprises avec cette gaieté brouillonne et celte jovialité tnrbalente 4« ne l'avaieut pas encore quitté el qa'il eonservail
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arec soin eômme un débridée ce vieux caractère français qui s'éteini; cliaque jour.
» AiH*ès ces accdades répétées, il me prit le bras fanHlièreQient, comme s*ii eût eu affiure à nu borame de son ftge, et il m'emmena dans le parc, où, après m'aroir parié pendant quelques instanls de mon père et de deux ou trois de mes oncles, il ,se mit i m'étourdir du récit de toutes sortes de gaillardes historiettes et d*ahecdotes lîbertiiles. Il aie questionnait sur mes aventures amoureuses avec les bachelettes du pays^.. Il me demandait si j'avais fait revivre dans mes domaines Tantique usage du Btait du Seigneur, œhii de tous les privilèges féodaux qu*il regrettait le plus... Mais il avait grand soin dé né pas attendre mes réponses à ses questions. Il s-écoutait pu^ler avec un plaisir manifeste, et il changea Tentretieii en un long monologue qui semblait Tenchanter. / i
» L'heure du diuer arrita.. Nous nous mtmes à table.
Philippe*Emmânuel fêta lous les plats, ^ fit honheur à tous les vins «-^ et me eomplimenta sur les talents de mon cuisinier. À mesure que le repas s*avahçait, resprit du vieillard pétillait comme du vin de Champagne^ et lui'^mème redoublait de verve et d'entrain Mais c'est i grand peine si' son bavardage leste et gracieux parvenait à amener de loin en loin sur mes lèvres un sourire pile et contraint. . .
Enfin le chevalier daigna s'apercevoir de mon humeur sombre et de ma tristesse si peu cachée. Vous connmsez I4iitippe-Ën9i}ianuel, mon cher René. Son esprit est on protée vérital»le, quiohaigë de terne et
Î^È LfeS TtnORS bB PARU.
d^aspect comme il le vckit. Les allores de sa eonversation se modifièrent aussitôt. I> devint affectueux, insinuant, en quelque sorte paternel, — il $*eflbrça de s'emparer de ma confiance et de sonder mes sentiments secrets. Il revêtit les apparences du plus bieuveillant intérêt ; — il me questionna avec une habileté si grande, que je répondis sans le savoir et sans le vouloir à ses interrogations captieuses. Bref, il m'amena peu à peu et par des chemins détournés à lui faire une confidence entière des motifs de ma préoccupation. Je lui racontai les angoisses de mon double amour et tout ce qui s* était passé dans la demeure de madame Simon.
» Quand j*eus achevé, Tœil de H. deVilliers éttncelait d*un feu bizarre et tous ses traits exprimaient la joie. Le vieux démon se trouvait dans son élément. Il y avait en face de lui une créature humaine trébuchant sur le bord de Tablme, et il ne s'agissait que de la pousser pour l'y faire tomber tout à fait.
» Le chevalier prit mon âme, il l!amollit au feu des passions qu'il excita de son souffle infernal, ensuite il la pétrit comme une cire molle, et quand il me la rendit, elle était faite à l'image de la sienne. Son langage eut la souplesse empoisonnée et les brillantes couleurs du serpent qui vous enlace et semble vous caresser pour vous étouffer mieux. Il trouva des mots sublimes de cynisme et de sarcasme Ses sophismes étincelants s'élevèrent à une hauteur que Voltaire n'eût pas désavouée. Sans me blesser moi-même, il sut baffouer toutes mes croyances, démolir toutes mes iUtiatons. Il rendit ridiciile k mes propres yeux la