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Camélia se mit à rire.
— Et il Toadrail voas le dire, oa, mieax encore, ▼008 le proaver... — continua le baron Castelii.
— Ohl ob I.. — répondit Camélia redevenu subitement sérieuse, — ceci est une tout autre affaire...
— Pourquoi donc?..
— Mon cher ami, continuez, je vous prie, ce que vous avez à me raconter, — nous nous expliquerons ensuite. — J'imagine que vous êtes venu ici comme ambassadeur, accomplissez donc votre mission jusqu'au bout... — J'écoute...
Camélia approcha de ses narines roses le bouquet des belles fleurs dont elle portait le nom.
René était resté à l'orchestre et, les yeux fixés sur Tavant-scène, il étudiait le visage des deux interlocuteurs et cherchait à se rendre compte, diaprés le jeu de leur physionomie, des différentes phases du dialogue établi entre eux.
Mais il n'en venait point à bout.
Il comprenait qu'on parlait de lui, — voilà tout.
Qu'en disait-on?
Gela était pour lui lettres closes.
Camélia, comme si elle l'eût fait tout exprès pour échapper à cet examen, quitta la place qu'elle occupait sur le devant de sa loge et alla s'installer au fond de Tavant-scène et par conséquent hors de la vue des spectateurs de Torchestre.
Le baron Castelii s'assit en face d'elle.
Puis la conversation continua.
Disons en passant que ^iqndine occupait l'avant^
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scfene de rez-de-chaussée qui avait été loaée à son intention par René.
Les futures rivales se trouvaient ainsi, non point mises eji présence, mais surperposées par le hasard.
Camélia ignorait cette circonstance, mais si elle ravait connue, elle en aurait tiré un favorable augure.
Elle dominait déjà cette Blondine qu'elle se promettait d'écraser.
L^arotemade.
— Allez, mon cher baron, *-» répéta Camélia, — allez, je vous écoute. . .
— Vous disiez tout à Fheure, reprit GasIeUi, — que je venais à yo«s comme ambassadeor...
— Est-ce que je me trompais î. .
— Non pas.
— Il fut un temps, oà, quand vous me parliez, vous parliez pour Tous-même. . — fit Gffiooélia éhin air sentimental.
^- Serais*je assez heureux pour qve vous regrettiez ce temps-là?.. — murmura Gastelli, tout prêt à reprendre feu, malgré son éeorce d'homme blasé.
— Ob I je ne Bi*eii souviens plus assez pour savoir si je le regrette, — répondit la péchereese avec un sourire, — ainsi donc, mon c^r ambassadeur, ne faisons point de marivaudage ai allez au fait,.,
-r- Eh bien ! le fait est que je vous invite à souper. ^ En t6te-i-4ète.
— Àccepteriez-vous si cela devait-être ainsi?..
H4 LBt TITRimS DB PARU.
— Non.
— Pourquoi?.. ^ ^
— Parce que j'aurais trop peur qu'il ne vous prît fantaisie de redevenir amoureux de moi ; — si toulefois il est vrai que vous l'ayez jamais été...
— En doutez-vous?..
— Ce n'est point là la question. — Au fait...
— Qui donc amèueriez-vous?..
— Eh bien I rassurez-vou», — à ce souper, nous serions trois....
— Le baron de Savenay, qui, je vous le répète, souhaite ardemment vous être présenté...
— Fort bien.
— C'est convenu, n'est-ce pas? — Vous dites oui,
— Tout au contraire. — Je dis non.