IV SI
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«^ Qdî dono peiit Tenir à otUe heare T. < -^ mwr-^ mara Camélia assez distinctement pour étfs enteo-^ dtte de Henry et de René.
Deux minutes se passèrent. — Un valet de pied entra dans la salle à manger. — tt s'appfocha de Camélia et lui dit quelques mots tout bas. La pécheresse parut contrariée. — Elle se leva de table et sortit en disant :
— Excusez-moi, je vous en prie, Messieurs, je reviensi..
Son absence, en effet, ne fut pas longue. *— Seule* metit, quand elle reparut, la même expression de contrariété se lisait sur son visage.
— Figurez-vous, monsieur le comte, — fit-elle en s'adressant à Henry, — qu*ii m'arrive la chose du monde la plus déplaisante...
— Quoi donc, mon Dieu?.. — demanda vivement le comte de Croï.
— > Deux de mes amies, qui vont au bal chez mademoiselle Rachel, ont vu en passant que mon appartement était éclairé et elles sont montées; -^ je sois forcée de vous quitter pour aller leur tenir compare pendant tout le temps qu*elles jugeront convenable de m'honorer de leur ennuyeuse visite... ^-- J'espère cependant que ce ne sera pas long. ..
•^ Quelles sont ces dames? *— demanda René.
— Eslher et Sydonie, ~ répondit Camélia.
— Eh bien ! — reprit le jeune hommes — pourquoi donc ne pas les recevoir ici même ?..
^ Je craindrais, — objecta Camélia, — que cela fût désagréable à monsieur le comte...
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— A moi!.. — s'écria Henry, — et pourquoi donc?..
— Ainsi, vous permettez?..
— Gomment pouvez-vous me le demander?... — d'ailleurs, n'ètes-vous pas ebez vous?..
— Merci, mille fols... — répondit la pécheresse. Et elle sortit de nouveau de la salle à manger.
Le sooper.
Camélia rentra presque aussitôt. — Esther et Sydonie raccompagnaient. — Henry et René se levèrent et saluèrent silencieusement les deux femmes. — Toute présentation, dans la situation respective de de nos personnages, eût été de mauvais goût. — Camélia n'en fit aucune.
— Mon Dieu — dit-^lle seulement aux nouvelles venues — puisque vous aviez cette gracieuse «idée de monter aujourd'hui me dire un petit bonsoir, pourquoi n'être point arrivées plus tôt?
— Réellement, ma chère amie — répondit Esther — il ne faut pas nous savoir gré de cette visite, car, ni l'une ni l'autre, nous ne pensions vous voir cette nuit. Ainsi que je vous le disais tout à l'heure, le hasard a tout fait.
— Et, — ajouta Sydonie, — nous avons grandement peur de vous déranger...
— Vous ne le croyez pas 1 — s'écria vivement Ca-
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mélia, — voas savez bien que tous ne me dérangez jamais...
— Merd, — fit Esther en sonnant, — merci, et au revoir...
— Comment, au reimr?,,
— Oui, nous partons ..
— A peîae entrées?..
— Vous savez que nous allons chez Rachel...
— EhbienI Rachel attendra... — Allons, asseyezvous un ins.tant, — vous voyez bien que vous forcez ces messieurs à rester debout...
— Mais...
— Il n'y a point de maiB!.. — donnez-nous quelques minutes... je le veux... ou plutôt je vous en prie...
Esther et Sydonie cédèrent. — Cette visite inatten* due et inopportune contrariait Henry plus que nous ne saurions le dire. — Il sentait sa position devenir de plus en plus fausse. -^ Tant qu*il ne s'était trouvé qu'avec Camélia (la maîtresse de René dont il était Tami], il avait pris son parti de cette irrégularité dans sa conduite, car il pouvait espérer que le plus profond secret entourerait sa faute, ou du moins ce qn*ii regardait corçmc une faute. — Et voici maintenant que deux autres femmes, — deux pécheresses , — célèbres sans doute dans les fastes de la galanterie, — seraient en droit, le lendemain, de dire à tout Paris :
— Nous nous sommes rencontrées, cette nuit, cbez Camélia, avec le comte Henry de Croï!..
Quel scandale et quelle honte !.. — Alors le mari de Berthe se repentit amèrement de Timprudente faiblesse avec laquelle il avait cédé aux adroites instances de René. — Mais ce repentir venait trop tard. — Henry eut envia de prendre son chapeau et de quitter