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LA PRISON DE GLACE

Aux premières lueurs du jour, trois ouvriers troU'vèrent Rodrigue d' Avilar étendu sanglant sur la route ; ces hommes se rendaient à l'auberge du Lion d'Argent, où William Dawis et le capitaine du Chantier s'étaient arrêtés jadis, la première fois qu'ils s'étaient rendus à l'habitation du comte Maximiliende Saint-Till.

Ils firent une sorte de brancard avec des branches d'arbres et y transportèrent le jeune homme.

Une demi-heure après, Georges, qu'on était couru avertir, arrivait avec des nègres et le vieux Néron.

Au moment où ils pénétraient dans la salle basse du Lion d'Argent, où Rodrigue avait été étendu sur un matelas, un des ouvriers venait de constater qu'il res« pirait encore.

On courut à la Nouvelle-Orléans chercher un médecin et déposer une plainte, car l'endroit où se trouvait la blessure démontrait clairement qu'il y avait eu tentative d'assassinat.

Georges avait vidé les poches du blessé et constaté que le vol ne pouvait pas avoir été le mobile de Tas» sassin.

La Faculté se rendit au Lion d'Argent en même temps que la Justice, mais le médecin déclara aussitôt

qu^il ne répondait nullement de la vie du blessé, surtout si on lui adressait la moindre question.

Il fut même décidé que momentanément on soignerait celui-ci à l'auberge, son transport jusqu'à Thabitation ayant été reconnu des plus dangereux.

Pendant deux jours, Rodrigue ne put parler.

Le troisième, il fit signe à Georges, qui ne l'avait pas quitté un seul instant.

Celui-ci se pencha sur le lit du blessé.

— Il ne faut pas faire savoir en France qu'on a voulu me tuer, murmura Rodrigue avec effort.

Et il rentra dans son mutisme.

Une heure après, le médecin déclarait que peut-être le blessé ne passerait pas la nuit.

Malgré cet affreux pronostic, le lendemain Rodrigue vivait encore, mais il avait le délire, et ayant échappé à la mort par miracle, il ne lui restait qu'une seule chance de salut, c'est que le miracle se prolongeât.

Néron professait un véritable culte pour Rodrigue.

Pour lui, non seulement il était le maitre, mais encore il était le fils du comte et de Marguerite, c'est-à-dire des deux personnes pour lesquelles le vieux nègre avait éprouvé le plus de vénération et de tendresse, car il les avait toujours trouvées bonnes et compatissantes, ayant pour leurs esclaves d'exceptionnels égards.

Georges le consulta à propos de la recommandation que Rodrigue lui avait faite.

— Il faut respecter la volonté du maître, dit le vieux serviteur; M "• la comtesse de Saint-Till, qui Tadore, mourrait de chagrin si elle apprenait qu'on a voulu assassiner son petit-fils, et Dieu sait quelle serait la douleur de M"« Marguerite, la cousine de M. Rodrigue,

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en apprenant cet épouvantable malheur. Mais il me semble que tu t'y prends bien tard pour me demander mon avis, car hier tu es allé à la ville pour te rendre au télégraphe.

— Oui, mais la dépèche que j'ai expédiée n'était pas de moi.

— C'est différent, alors, et tu me rassures.

La maladie de Rodrigue fut très longue, et il était incapable de se mêler de rien lorsqu'un télégramme arriva de France.

Georges l'ouvrit.

« Revenez, Rodrigue, revenez sans perdre un jour.

« Marguerite. »

Communiquer cette dépèche à Rodrigue était impossible en ce moment.

Un mieux s'étant opéré dans son état quelques jours après, NérQn lui remit le télégramme.

— Mon Dieu! s'écria Rodrigue après avoir lu, aurai-je la force ?

Puis, s'adressant à Néron :

— Je partirai ce soir, on me portera à bord.

— C'est impossible, monsieur.

— Il le faut, je le veux.

Le médecin arriva en ce moment.

Rodrigue lui exprima sa volonté.

— Vous n'arriverez pas vivant, lui déclara l'homme de l'art.

— Je veux partir ! insista Rodrigue.

Le médecin releva la tète.

— Je crois que personne ici île consentirait à se faire le complice d'un suicide, dit-il à. Néron et à Georges.

Puis, s'adressant de nouveau au blessé :

— Monsieur d'Avilar, poursuivit-il, quel que soit le motif qui vous engage à reprendre immédiatement le chemin de la France, il faut que vous restiez encore ici, c'est Une question de vie ou de mort, je vous l'affirme ; or, par conséquent, quoi qu'il arrive, vous ne pourriez rien là-bas, et le seul parti à prendre est de vous armer de patience et de courage.

— J'obéirai, reprit Rodrigue, mais il ajouta : — Je ne croyais pas qu'on pût autant souffrir.

Il pensa alors à envoyer un télégramme à Marguerite, mais il réfléchit que sa dépêche pourrait tomber dans les mains de d'Avilar, car il serait vraisemblablement intercepté par lui, et sans songera M* Allain — il y a des instants où les maux du corps nous enlèvent le souvenir aussi bien que la force, — il se détermina à attendre le moment où il pourrait partir.

Malgré cette résignation, il demeura en proie à une agitation extraordinaire, fort nuisible à son rétablissement qui s'opérait avec lenteur, malgré tous les soins dont il était entouré.

La police faisait depuis le lendemain de l'attentat, dont Rodrigue avait été victime, les plus actives recherches sans parvenir à découvrir la trace du meurtrier, et fort éloignée de soupçonner Polyte qui vivait en homme paisible avec une certaine économie, espérant qu'une lettre qu'il avait adressée à d'Avilar, produirait sur celui-ci un effet suffisant pour l'engager à lui venir en aide, car, dès le surlendemain du crime, l'ancien amant de M"« Paméla s'était dirigé vers l'habitation et avait appris au Lion d'Argent même que Rodrigue vivait encore.

— Je me suis conduit comme un sot, j'aurais dû

frapper une seconde fois. Le bon que j'ai en poche ne vaut pas un sou, se dit-il.

Néanmoins, comme l'aubergiste luLaflSrmait que rien n'était moins sûr que la guérison de Rodrigue, il s'en alla en conservant encore une légère espérance, mais ses ressources diminuaient chaque jour, et pcévoyant leur prochain épuisement complet, il s'était résolu à apprendre à d' Avilar la vérité en ces termes :

« Votre fils n*est pas mort, monsieur, mais il n'en vaut guère mieux; s'il en revient, la personne que vous savez redoublera de zèle pour vous satisfaire. En attendant, elle se recommande instamment à votre générosité. »

Et les avait fait suivre de sa signature et de son adresse.

Il est entendu que nous ne reproduisons pas les nombreuses fautes d'orthographe qui émaillaient cette missive peu compromettante et qui en faisaient un véritable chef-d'œuvre de l'ignorance audacieuse.

Malgré toutes les anxiétés auxquelles Rodrigue était en proie, le surlendemain de la réception du télégramme de Marguerite, il put être transporté à l'habitation, et une semaine après, le docteur lui déclara que s'il persistait à partir, il pouvait se faire transporter sur un bâtiment.

— Enfin! s'écria Rodrigue.

Et aussitôt il donna des ordres en conséquence.

Vingt-quatre heures après, il était à bord d'un navire en partance pour le Havre, avec Néron qui avait voulu à toute force raccompagner, et ce navire, nommé VÉclaireur, levait l'ancre quelques heures après.

La traversée fut aussi favorable que pouvait le désirer un blessé comme Rodrigue, et au bout d'une semaine

Néron constata avec joie une amélioration des plus sensibles dans son état.

L'espérance était revenue à Tamoureux de Marguerite, une voix intérieure lui disait qu'il arriverait à temps pour conjurer les dangers qui pouvaient menacer la chère et belle créature.

Mais une nuit de brouillard, l'équipage et les passagers furent réveillés par un bruit inaccoutumé, et la marche du navire sembla changer d'allure, puis un choc eut lieu, et quoique le temps fût très calme, le navire fut ballotté par une véritable houle.

Néron vint bientôt renseigner Rodrigue.

— Nous sommes cernés par une banquise, dit-il Que Dieu nous protège !

— Ciel! nous sommes perdus!

— Certes, il faudra un miracle pour nous sauver. La banquise ou champ de glace {ice field) est un

amas de glaces flottantes qui s'ouvre et se ferme selon le caprice des vents et des flots. Dès qu'on y est entré, personne ne peut prévoir à quel moment cette prison de glace s'ouvrira pour vous délivrer.

Impossible de se diriger dès lors, il faut suivre la banquise qui vous entraine et peut être rejointe par d'autres amas semblables à elle.

Un choc, choc terrible peut se produire, brisant les hautes murailles qui, se heurtant, menacent d'écraser le vaisseau au milieu des glaçons brisés que la mer agite avec furie et qui dansent sur les flots une ronde infernale, semblables à d'immenses dolmens soulevés par les Korigans au milieu des landes celtiques.

Si le navire est soulevé par ces géants, contre lesquels aucune lutte n'est possible, il retombe brisé, broyé par ces pilons formidables.

Ordinairement, les banquises qui viennent du pôle, ne s'en détachent qu*au moment où les chaleurs reviennent.

Sous quelle influence atmosphérique celle qui venait d'emprisonner VÉclaireur avait-elle pu franchir les zones polaires pour descendre dans l'Atlantique, c'était là un mystère exceptionnel que nul ne pouvait pénétrer.

La terreur était générale, car tout le monde à bord comprenait le danger.

Plus éprouvé que tous les autres, Rodrigue eut un moment de désespoir affreux.

Autant la veille sa confiance était grande, autant à cette heure, il avait de douleur et de découragement dans l'âme.

Le lendemain, au lever du soleil, on constata que le navire, légèrement soulevé, s'était pour ainsi dire incrusté dans le champ de glace, et que si aucun choc n'avait lieu, on pouvait espérer d'échapper à la mort, mais où serait-on entraîné et quand viendrait la délir vrance? étaient d'insolubles questions.

Néanmoins, ranimés par la constatation dont nous venons de parler, équipage et passagers s'étant habitués à la chaude lumière que renvoie la glace, finirent par la contempler avec plus de curiosité que d'efTroi, suivant les taches d'un rouge- sanguinolent que forment, dans les banquises, les animaux rudimentaires dont la glace est le royaume, et qui. avec les phoques, sont les seuls êtres vivants qui ont pénétré les secrets du pôle Nord, insondables jusqu'ici.

Mais la monotonie engendre l'ennui et le découragement.

Les jours se suivaient sans modifier en rien la situation.

Puis on compta les semaines.

Il fallut rationner tout le monde.

On passa bientôt aux demi-rations, et enfin il ne resta plus à bord que de la farine et de Teau.

Néron fut la première victime de la disette.

Un matin, on trouva le vieux nègre mort dans sa cabine.

D'autres périrent bientôt.

Rodrigue sentait sa vie s'en aller.

La soif vint acheter Tceuvre commencée.

Ils étaient partis trente-deux.

Six survivaient encore seulement.

Mais la vie de Rodrigue ne tenait plus qu'à un fil.

Et la banquise ne bougeait pas plus qu'un mur de granit, poursuivant, au gré des courants^ sa route vers l'Amérique du Sud.

— Dieu nous abandonne, ma chère âme, disait Rodrigue ; je ne te reverrai plus sur la terre, mais ma dernière pensée sera pour toi, ma Marguerite bien-aiméel Bientôt je te l'adresserai, ange d'amour, si pure et si chaste, que j'ai toujours cru que tu es un chérubin descendu du ciel.

Quelques heures après il se sentit si faible, qu'il crut qu'il allait expirer.

— Seigneur, sauvez Marguerite, murmura-t-il.

La porte de sa cabine s'ouvrit en cet instant.

— La banquise s'entr'ouvre, on aperçoit l'horizon à l'arrière, dit une voix altérée un matelot d'une maigreur terrifiante et qui s'était traîné jusque-là.

Rodrigue ne répondit pas.

Il s'était évanoui.

Bientôt le navire s'agita, les glaçons se fendirent, un mouvement général s'opéra.

Le capitaine- donna des ordres, on chauffa à toute vapeur, et, au bout d'heures d'efforts et de craintes constantes, on fut délivré.

Une terre apparaissait à peu de distance.

C'était nie de Java I

Le lendemain, quatre hommes débarquèrent.

On était en pleine saison des pluies et le temps était horrible.

Le capitaine était parmi les quatre privilégiés qui avaient résisté.

Il déclara qu'il avait encore à bord un passager, mort le matin môme.

On entra dans la cabine de Rodrigue pour constater son décès, mais le médecin chargé de ce soin s'aperçut heureusement qu'il vivait encore.

Vivre à Java, le pays le plus malsain delà terre, c'est être agonisant.

Néanmoins on porta Rodrigue à terre et, deux jours après, il fut décidé qu'il serait transporté à l'hôpital de Buitenzoorg.

Trois matelots devaient l'y conduire dans un petit bateau.

Buitenzoorg est l'endroit le moins insalubre de l'île.

Sans force, presque sans volonté, Rodrigue se laissait faire.

A moitié du voyage les matelots descendirent à terre, laissant Rodrigue seul; la soif les dévorait.

Ils amarrèrent la barque au bord de la rivière, et gagnèrent à cinq cents pas une auberge où ils avaient promis au malade de ne séjourner qu'une heure.

Rodrigue, confiant et résigné, s'était endormi.

Il était si faible, qu'il ne pouvait mouvoir aucun de ses membres, et, d'ailleurs, le climat exerçait sur lui

sa terrible influence, l'enveloppant dans une sorte de paralysie générale, qui est le moindre des maux qui peuvent vous atteindre dans cette terrible contrée, où le choléra noir vous tue en vingt minutes, sans qu'aucun remède efficace n*ait encore été trouvé pour le combattre.

Tout à coup il se sentit piquer au visage.

Un essaim de moustiques venait de fondre sur lui, lui mordant les joues et les paupières, se glissant dans sa chevelure et entamant la peau de son crâne avec une cruelle férocité.

Ses mains, qu'il porta à son visage pour se préserver, retombèrent bientôt inertes et couvertes aussi de morsures, et chacune de celle&<:i formait une ampoule qui, mordue encore, grandissait, faisant endurer des souffrances terribles au pauvre abandonné.

Il avait crié à Taide, mais il était seul, bien seul, et il dut se résigner à souffrir, incapable même de rouvrir les yeux, ses paupières tuméfiées ne pouvant plus entrer dans les orbites.

Et le temps s'écoulait, et les autres ne revenaient pas.

Parbleu, ils ne pensaient guère au blessé, et ne se doutaient nulfement de ses to/tures.

Ayant trouvé bonne chère et excellente eau-de-vie, ils mangeaient, se grisant, ne songeant plus qu'à se divertir.

La nuit vint.

Les moustiques semblèrent prendre en pitié leur victime ou, repus, ils la dédaignèrent enfin.

Une pluie torrentielle se mit à tomber, et elle fut d'abord un soulagement pour Rodrigue; mais bientôt, horriblement mouillé, il sentit des frissons parcourir

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tout son être, et une fièvre terrible vint encore augmenter ses infernales souffrances.

Des buées chaudes .montaient du sol et une chaleur moite régnait dans l'atmosphère.

Tout à coup, la barque s'agita comme si des nageurs, s'acharnant à ses bords, tentaient de la faire chavirer.

Rodrigue entendait leurs membres s'accrocher au bois d'un coup sec, et il lui semblait que des souffles affamés passaient sur son visage; puis des bruits de mâchoires arrivèrent à ses oreilles, et la barque vacillait toujours, tirée à droite, penchée à gauche, puis reprenant brusquement son aplomb, comme si les assaillants se fussent réciproquement annihilés.

Enfin, le malheureux comprit.

Une troupe de caïmans tentait d'arriver jusqu'à lui ou de le faire tomber à l'eau, afin de le dévorer.

Vous imaginez- vous un tel supplice, il est indescriptible, et nous n'insistons pas, car le plus épouvantable cauchemar n'en peut donner qu'une faible idée.

Lorsque les matelots revinrent à la pointe du jour, les caïmans luttaient encore, car ils ont la même persévérance dans leur chasse que dans ces immobilités sans fin qu'ils adoptent souvent, ressemblant plus alors à des statues de bronze qu'à des êtres vivants.

— Misérables! murmura Rodrigue à ses lâches compagnons.

Et il perdit connaissance.

Pendant cinq mois, il fut entre la vie et la mort, et sa convalescence fut si longue que lorsqu'il put s'embarquer pour la France, Tannée d'attente qu'il avait obtenue de Marguerite était écoulée et celle-ci était dégagée de son serment.

II allait donc la retrouver la femme de Rodolphe, du faussaire, de Tinfâme assassin de son père, du meurtrier de sa mère, du voleur de sa fiancée.

Horrible perspective !

En arrivant avenue du Roule, il vît que Thôtel d'Avilar était complètement fermé.

Il ne douta plus alors, se persuadant que Rodolphe, devenu Tépoux de Marguerite, habitait avec la vieille comtesse.

Cette supposition, la seule qu'il fit, le désespéra complètement.

Aussi ne franchit-il le seuil de Thôtel de Saint-Till qu'avec la mort dans Tàme.

— Vous! monsieur Rodrigue, mais on. vous croit mort, et on vous pleure, s'écria Justin.

— J'ai failli mourir en effet, répliqua Rodrigue, Justin l'entendit à peine, il courait avertir la comtesse.

Rodrigue le suivit.

Lorsqu'il fut sur le seuil du salon de M""* de Saint- Till, celle-ci se jeta dans ses bras.

— Ah I cher enfant, j'ai tant prié, sans doute, que to nous es rendu?

— * Enfin, c'est toi I s'écria Marguerite.

— Quel bonheur l fît de même Gabriel.

Les deux femmes et le jeune homme prodiguèrent à Rodrigue toutes les preuves de la plus sincère et de la plus joyeuse affection.

Hélas I Rodrigue s'efforçait en vain de sourire.

— Où est mon père? demanda^-il en s'armantde courage.

Personne ne répondit, Marguerite baissa la tète.

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— Mon pauvre d'Avil ! reprit ia comtesse en joignant les mains.

— Comment n'est-il pas auprès de vous? reprît le jeune homme.

— Il est mort il j a dix mois., répondit GabrieL

— Ahl tun*es(hmcpassa£emiiie?

— Je suis libre et je t'attendais.

Le ciel s'ouvrait pour Rodrigue.

— Mon Dieu 1 mon Dieu l munnura-t-il ; puis, se calmant aussitôt :

— Mon pauvre père ! reprit-il.

Il venait de se résigner & garder toujours pour lui seul les révélations de William Dawis,

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