CHAPITRE III
En conséquence, « si c'est de quelque vertu qu'on fasse sa méditation, dit le P. Grasset, il en faut considérer la nature, les propriétés, la beauté, l'utilité, la nécessité, les moyens de l'acquérir et les occasions de la pratiquer. Si c'est d'un vice que l'on médite, il en faut découvrir la malice, les mauvais effets et les remèdes qu'il y faut apporter ».
Quant aux motifs d'arriver à telle résolution pratique, ils peuvent se ramener à trois : !*• le devoir ; rien n'est plus juste, il y a la volonté de Dieu, ses droits, ceux de mon prochain, la reconnaissance pour les bienfaits reçus, etc. — 2*^ L'intérêt ; rien n'est plus avantageux dans le temps et pour la vie future ; c'est le moyen de conserver et d'augmenter en moi et dans les autres la vie de la grâce, les vertus et les mérites, la paix avec Dieu, avec ma conscience et avec le prochain ; puis il y a le ciel, le purgatoire, les châtiments temporels du péché, etc. — 3' La facilité ; tant d'autres y ont réussi avec la grâce ! Pourquoi ne le ferais-je pas comme eux ^ ?
On voit à combien de développements peuvent prêter ces motifs ; il est utile d'y insister et de s'en pénétrer. Mais rien n'oblige à les prendre tous, il faut au contraire savoir se borner pour laisser aux actes de la volonté la juste place qui leur convient, « Que si votre esprit, dit saint François de Sales ^^ trouve assez de goût, de lumière et de fruit sur Tune des considérations, vous vous y arrêterez sans