‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 107 sur 321 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

cuper longtemps ». Mais alors on entre dans les oraisons affectives.

A l'exception de ceux qui ont dépassé l'oraison de méditation, il y a fort peu d'esprits qui ne puissent, au moyen de cette méthode, trouver à s'occuper suffisamment. Il faut parfois secouer la torpeur de nos facultés et vaincre leur inertie ; si le courage est alors nécessaire, on tâchera toujours d'éviter la contention. « Ces réflexions ^ ne doivent être ni subtiles, ni étudiées, mais simples et naturelles ». « Allez tout bellement et tout simplement en cette besogne, sans vous y presser », dit saint François de Sales.

« Il est fort recommandé de produire des actes de foi sur le sujet qu'on médite. C'est en effet de la manière plus ou moins nette dont on saisit la vérité, de la foi plus ou moins vive qui y adhère, que dépendent et les opérations de l'intelligence et celles de la volonté. Ce premier exercice bien fait répand sur toute la matière de la méditation un certain éclat de vérité qui facilite singulièrement les considérations et les affections 2 ».

Telle est la méthode généralement admise pour faire les considérations.

Les Rédemptoristes, d'après saint Liguori, en préconisent une autre plus simple, qui nous semble convenir moins aux débutants, qu'à ceux qui ont

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