‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 134 sur 321 · CHAPITRE rn · texte numérisé non relu

CHAPITRE rn

y réfléchit plutôt en regardant qu'en raisonnant ; de là le nom de contemplation.

On peut entrer en matière comme de coutume. Après un coup d'œil rapide et général, jeté sur l'ensemble du mystère ou du fait historique, on considère tous les détails l'un après l'autre avec plus de soin et d'attention. « On contemple dans chaque point : 1" les personnes, visibles ou invisibles, avec ce qu'elles représentent en elles-mêmes de bon ou de mauvais ; 2" les paroles intérieures ou extérieures ; 3° les actions, louables ou blâmables, remontant aux principes dont elles sont le produit. De tout ce que l'on voit, de tout ce que l'on entend et considère, on cherche à retirer quelque fruit spirituel par des retours sur' soi-même. On peut aussi considérer la fin des mystères, leurs causes, leurs effets, leurs époques, et les autres circonstances qui sont de nature à rendre le sujet de la contemplalion plus fécond et le fruit plus abondant ''. »

Ces principes sont un peu abstraits, un exemple va les mettre en lumière.

Je veux contempler la naissance de Notre-Seigneur. Après avoir embrassé d'un regard rapide tout l'ensemble du mystère, je fais la composition du lieu, en me représentant auprès de Bethléem qui dort, une sombre grotte, une misérable étable, le silence de la nuit et le froid de l'hiver. — Dans ce milieu si oublié des hommes, je contemple les personnes visibles ; c'est d'abord Notre-Seigneur lui-

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