‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 135 sur 321 · P. Cbaignon, Méd. rel., t. i, introd · texte numérisé non relu

P. Cbaignon, Méd. rel., t. i, introd

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même, la divine Majesté abaissée jusqu'à nous, l'Éternel qui vient de naître, l'Infini anéanti ; mon Dieu, mon Maître, devenu mon Sauveur, mon frère, mon ami. C'est aussi sa très sainte Mère, une jeune adolescente, pauvre et encore inconnue, illustre pourtant par ses ancêtres, mille fois plus illustre désormais par sa maternité divine ; je la vois parée au dedans de tous les joyaux des plus incomparables vertus, au dehors d'une grâce idéale et d'une virginale modestie. C'est saint Joseph l'Époux de )a Reine des Vierges, l'humble charpentier devenu le confident des secrets de Dieu, associé à l'auguste mystère de la Rédemption, le nourricier de son Dieu, le protecteur du Sauveur universel. Je contemple aussi les personnes invisibles : c'est Dieu le Père, Celui qui engendre de toute éternité le Fils que Marie vient d'enfanter dans le temps ; c'est le Saint-Esprit, par la vertu duquel s'est opéré tout ce mystère ; ce sont des multitudes d'anges, étincelants des beautés de la gloire, rangés autour du berceau de leur petit Roi.

Aucun de ces personnages n'est cité comme ayanî exprimé ses pensées de vive voix, seuls les cœurs parlent ; pour saisir ce langage, je contemple les actions. Dieu le Père enveloppe d'un long regard de complaisance son Fils Bien-Aimé, eS je me sens heureux de dira à Notre-Seigneur avec lui : Vous êtes le Bien-Aimé dans lequel j'ai mis toutes mes complaisances. — Les anges adorent, je le fais avec eux ; ils admirent les infinies beautés du Dieu, les charmes ravissants de l'Enfant ; avec eux, j'admire,

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