‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 138 sur 321 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

effets des mystères; elle y considère avec soin les attributs de Dieu, comme sa bonté, sa sagesse, sa charité. L'application des sens, au contraire, ne raisonne presque pas ; elle s'arrête aux objets sensibles, comme à ce qui peut être vu, touché, entendu... l'âme s'attache à en retirer le fruit qu'elle désire.

« L'application des sens a deux avantages : tantôt arrêtant l'âme aux objets sensibles, lorsqu'elle se trouvait dans l'impuissance de pénétrer la profondeur des mystères, elle la dispose à quelque chose de plus élevé; tantôt l'âme déjà embrasée de dévotion parla contemplation de quelque vérité sublime, descendant à ces objets sensibles, y trouve abondance de nourriture et de consolations. Les plus petites choses alors, les moindres signes devieijnent pour elle d'un prix inestimable.

(( Cet exercice se prépare et se termine comme les précédents, auxquels on le joint souvent par forme de répétition, pour en rendre les impressions plus profondes et plus durables *. »

III. Examen médité . — Saint Ignace le conseille à ceux qui n'ont pas encore l'usage de la méditation et qui veulent changer de vie, ainsi qu'à ceux qui ont coutume de faire oraison, quand ils se trouvent dans la sécheresse.

C'est une sorte d'examen entremêlé d'affections, de contrition spécialement, de demandes, de résolutions.

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