P. Chaignon, ibid., p. 2G et
180 DE l'oraison
On peut faire cet examen sur les vœux, sur les vertus chrétiennes et religieuses. On lecomnrience comme la méditation ordinaire. Après la préparation, on regardera brièvement l'obéissance, par exemple, pour voir ce qu'elle ordonne ou défend, et combien cela est juste, utile, facile, raisonnable. Ensuite on s'examine quelques instants non pas comme pour la confession, mais par forme de compte de conscience qu'on veut se rendre à soi-même devant Dieu ; par exemple, qu'ai-je à me reprocher sur l'obéissance du jugement et de la volonté, ou sur l'obéissance extérieure vis-à-vis des supérieurs et des règles, spécialement en tel et tel point ? On produit alors des actes de regret pour le passé, de confusion pour le présent, de bon propos pour l'avenir. On y ajoute quelques affections et demandes bien simples, qui peuvent être souvent répétées. Après l'examen sur l'obéissance, on passe aux autres devoirs religieux. Lorsque le temps que nous voulions donner à cet exercice touche à sa fin, on arrête une résolution particulière et on termine comme d'usage.
Nous ferons de même sur les péchés capitaux, les fautes contre la vie religieuse, etc., pour observer nos manquements, considérer leur malice, exciter un grand regret et un ferme propos.
On peut examiner surtout le péché ou le vice dominant, en rechercher les causes et les mauvais effets, en concevoir l'horreur, en marquer les remèdes, et si on sort résolu de travailler à l'extir-