‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 140 sur 321 · CHAPITRE TII · texte numérisé non relu

CHAPITRE TII

pation de ce péché, on doit se persuader qu'on a fait une excellente oraison.

Cet exercice, préconisé par saint Ignace, est à peu près ce que le P. Desurmont appelle la « confession spirituelle », à laquelle il conseille d'employer parfois toute Toraison.

« Il y en a d'autres qui trouvent beaucoup de profit et de consolation à songer aux grâces que Dieu leur a faites, et aux dangers dont il les a délivrés. Ceux qui sont bien avancés en oraison peuvent se servir de cette considération pour s'exciter à l'amour de Dieu et à la douleur de leurs péchés, opposant à tous les bienfaits qu'ils ont reçus de lui, leurs lâchetés, leurs trahisons, leurs infidélités et leurs ingratitudes. Voilà bien de quoi passer une demi-heure de temps »i .

IV. Prière vocale méditée. — Cette manière de prier, partie vocale et partie mentale, est aussi facile que fructueuse. Saint Ignace l'enseigne dans ses « Exercices » ; sainte Thérèse la préconise surtout dans son « Chemin », et décrit avec mille détails les moyens d'y réussir.

Cela consiste à prendre une prière vocale, le Pater, VAve, le Salve Regina, un psaume, les litanies, etc., et à méditer sur les mots de cette formule, ne laissant le premier pour passer au suivant que lorsqu'il ne nous fournit plus de pensées ni d'afl'ections. On peut se servir avec fruit de quelques rapprochements et comparaisons qui aident à développer le

Page 1