‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 177 sur 321 · S. Paul, pastim · texte numérisé non relu

S. Paul, pastim

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rechercher nos satisfactions ; nous éviterons avec le plusgrandsoin les imperfections et les péchés véniels commis par habitude et avec attache. Il nous arrivera sans doute bien des imperfections et des fautes de fragilité, et des premiers mouvements de l'appétit sensitif que la volonté n'a su prévenir ni réprimer; cela n'empêche pas l'union divine. « Souvent même, durant l'acte de cette union, quand la volonté élevée en Dieu jouit d'un repos salutaire, ces premiers mouvements agitent la partie sensible et inférieure, mais sans approcher de la supérieure, dont ils ne troublent en rien Toraison ^ ». Les passions mal combattues, les affections déréglées, les habitudes de péché véniel, les attaches volontaires, voilà ce qui « rend l'union divine impossible, ce qui arrête les progrès,... à proportion de la tiédeur et du relâchement que cela introduit dans l'âme... Quand même certains désordres passagers seraient plus considérables, ils auraient des suites moindres que Vhabitude de ces petites fautes, et que Vattache persistante à un objet ^ ». Ainsi parle saint Jean de la Croix, et il cite comme exemples « l'habitude de beaucoup parler, une petite attache pour quoi que ce soit si on ne la réprime pas, de l'affection pour quelqu'un ou quelque objet usuel, la curiosité d'apprendre des nouvelles, de voir, etc. ^ ». Ce n'est qu'un fil ; mais,

•1 . S. Jean de la Croix, Montée, 1. I, c. xi, et xn.

2, Ibid., c. XI.

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