‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 180 sur 321 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

2* 11 est impossible dèue contemplatif sans la pureté de l'esprit . Notre Bien-Aimé n'aime que le silence de la solitude et le calme religieux du sanctuaire; il ne choisit point le tumulte des places publiques pour parler aux âmes et se livrer dans rintimité. « Il ne criera pas, dit Isaïe, on n'entendra point sa voix au dehors ^». La violence de la tempête, le tremblement, le feu ne le manifestèrent pas à Élie, mais le souffle d'un vent léger^ . C'est dans la solitude, loin du bruit de la foule, dans de mystérieux entretiens avec Moïse et Elie, que Notre- Seigneur se transfigure aux yeux de ses trois élus sur le Thabor 3 .

« La contemplation, dit saint Pierre d'Alcantara *, ne peut souffrir la curiosité, ni celle des sens ni celle de l'esprit... Tout cela prend le temps, trouble les sens, inquiète l'âme et la répand, l'éparpillé de toutes parts.

« Elle ne s'accommode pas davantage des travaux immodérés ; ils ôtent tout loisir et fatiguent l'esprit. On reste donc à court de temps et de courage pour le service de Dieu.

« Elle n'aime point les soucis excessifs, vrais moucherons d'Egypte, qui inquiètent l'âme et ne la laissent pas dormir du sommeil spirituel de l'oraison ;

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