CHAPITRE II
Il est vrai qu'il paraît sans vigueur, n'étant plus soutenu par lasensibilité ; il a aussi ses défaillances trop ré( Iles, la vie ^ de sainte Thérèse, pendant ses 48 an- il épreuve, le montre surabondamment. Malg é tout, lame ne veut que Dieu, le cherche avec anxiété, et souffre amèrement d'en être seviée ^. Cette aridité s'impose et persiste des mois et des années,
2° Le second signe est plus caractéristique, c'est l impuissance et le vide de l'esprit ; il est conime lié dans la prière. Pour étudier, ou réfléchir à ses affaires, partout ailleurs, on peut s'en servir librement ; mais là, quelque effort que l'on fasse, l'imagination demeure inerte, la mémoire sans souvenirs distincts, l'entendement dans le vide : on ne peut plus s'occuper des mille détails d'un mystère, approfondir une vérité pour en déduire des conclusions et en faire jaillir des affections ; bref, les considérations deviennent comme impossibles; on ne peut du moins y persister ; l'impuissance est moins grande quand on fait la méditation par écrit. L'esprit est parfois dans un tel vide qu'un livre même ne sert de rien ; on lit sans comprendre. Les prières vocales sont difficiles et tendent à devenir une gêne. On ne saurait méditer, mais on peut penser à Dieu, tenir les yeux de l'âme fixés sur lui, d'une façon simple, générale et confuse, par un regard affectueux, sans l'attirail des considérations et sans détails trop compliqués.