Montée, liv. II, c. xiv
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seraient insuFfisëihts et que cette voie lui est maintenant fermée ^.
§ II. — Explication de cet état.
Ces trois éléments sont faciles à constater, quand l'aridité persiste déjà depuis longtemps. Ils caractérisent la purification passive du sens et en forment toute l'essence. C'est, au fond, une contemplation encore trop faible, une quiétude en formation, une n contemjolation aride et purgative y> *, comme il est facile de le prouver par le raisonnement.
Cet état n'est pas la tiédeur; la tiédeur, en effet, n'a point faim de Dieu et cherche volontiers hors de lui ses satisfactions; l'aridité de purification, au contraire, ne veut que lui ; toute sa crainte est de l'offenser; son désir, de le servir mieux ;sonregiet de ne pas lui être assez fidèle ^ .
Il ne vient pas davantage de la mélancolie *, qui met du noir sur toutes choses. Elle enlève le zèle à chercher Dieu, le dégoût envahit la volonté qui devient aïolle et languissante. L'aridité purifiants, au contraire, atteint seulement la sensibilité ; la volonté peut avoir ses défaillances, et, ne sentant rien, on est porté à croire qu'on ne fait rien ; elle agit cependant et demeure généreuse; car, malgié