‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 195 sur 321 · Ibid., liv. II, c. xiii. — Il/td., liv. I, c. ix · texte numérisé non relu

Ibid., liv. II, c. xiii. — Il/td., liv. I, c. ix

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qu'il lui en coûte, elle ne cesse de chercher Dieu dans la prière et le progrès des vertus.

Cet état ne vient pas, non plus, du malaise physique ou d'une fatigue intellectuelle ; sinon, l'aridité et l'impuissance de l'esprit se feraient sentir ailleurs que dans la prière ; elles viendraient avec la maladie et s'en iraient avec elle, tandis que cette épreuve peut durer des années.

La mélancolie, le malaise, la fatigue et autres causes naturelles peuvent servir à purifier l'âme, mais elles «ont loin de suffire à expliquer cet état ; il y faut admettre une action plus spéciale de Dieu.

D'aprèssaint Jean de la Croix 1 et sainte Thérèse ', on cesse de méditer, parce que l'oraison discursive a donné tout ce qu'elle pouvait donner ; désormais nul agrément et peu de profit ; on ne sent plus le besoin de raisonner, dès qu'on trouve Dieu par un^ voie plus simple ; « lame ne voudrait s'occuper toujours qu'à aimer, sans penser à autre chose ». Ces raisons paraîtraient suffisantes, quand l'âme se sent inondée de lumière et d'amour dans la contemplation savoureuse ; mais lorsque l'aridité purifiante la fait cruellement souffrir, elle éprouverait un grand soulagement et croirait faire un grand profit, si elle arrivait à se servir de la méditation pour enflammer sa volonté desséchée ; ce n'est pas le désir qui manque, c'est le pouvoir. Nous préférons l'explica-

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