CHAPITRE III
tion que donne ailleurs saint Jean de la Croix ^ : Le Seigneur ne se communique plus à V âme en i aidant à méditer, « la contemplation a commencé, les communications divines suivent la voie du pur esprit, inaccessible aux sens, » Il ôte son secours ancien et il en donne un nouveau.
1° 11 ôte les consolations passées, pour humilier l'âme dans Timpuissance, la détacher des douceurs, la purifier plus à fond, supprimer ainsi les obstacles aux grâces qu'il lui destine.
Surtout, « la grâce divine ne favorise plus l'exercice de la méditation, puisque les desseins de Dieu sont qu'on entre dans une autre voie ^ ». Sans le concours divin, l'imagination et la mémoire cessent de fournir les images et les souvenirs, l'esprit n'a plus sur quoi travailler; dès lors, la méditation demeure à sec. Dieu veut accoutumer notre âme, par la nécessité, à recevoir de lui la lumière au lieu de la faire jaillir du choc des raisonnements, à laisser le travail et le bruit des considérations pour le simple regard de la contemplation.
Cette soustraction douloureuse est toute de miséricorde, Dieu n'ôte un bien inférieur que pour donner une grâce supérieure.
2o II commence à verser dans l'âme < cette connaissance amoureuse », qui est le fond de la contemplation. Saint Jean de la Croix répète sous cent