Ibid
288 DE l'oraîron
templation obscure, sur les facultés supérieures de l'âme pour les purifier et les préparer ainsi prochainement à la parfaite union d'amour.
§ IL — Souffrances de cet état.
1» (( Dieu soustrait à l'âme le goût et le sentiment qu'elle éprouvait dans les choses spirituelles » ^. La première aridité avait tari la dévotion setisible, et les suavités de la méditation ; celle-ci enlève la dévotion accidentelle spirituelle et les douceurs de la contemplation. L'âme conserve une volonté prompte et généreuse de servir Dieu en tout, mais elle est plongée dans les ténèbres et la sécheresse.
2o Dieu lui communique des lumières si vives, que l'âme, trop faible pour en supporter la force et l'impétuosité, en est éblouie et endolorie. Le sens et l'esprit souffrent comme s'ils étaient oppressés d'un fardeau immense, ils tombent dans une agonie cruelle. C'est ainsi qu'une pure et vive clarté du soleil aveugle et fait souffrir des yeux malades. La lumière de la contemplation, beaucoup plus forte que précédemment, gêne aussi davantage nos opérations naturelles ; la mémoire est plongée dans un plus grand oubli de tout souvenir étranger à Dieu, l'esprit dans une impuissance plus profonde, la volonté et les sens dans une plus complète aridité.
30 Une souffrance horrible, que saint Jean de la
H. Nuit, liv. n, c. in.