‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 217 sur 321 · y. Lig., F'raxis, nO · texte numérisé non relu

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tempête, la foi n'a pas sombré ; le désespoir n'est qu'apparent, et réside dans la seule sensibilité ; c'est l'amour de Dieu et la crainte de le perdre qui mettent l'âme à une telle torture, et cela seul devrait la rassurer.

Mais Dieu permet que personne ne puisse la consoler d'une façon durable ; elle-même est réduite à la plus profonde impuissance, l'oraison mentale lui est comme impossible, la prière vocale et la lecture ne lui disent rien ; elle trouve partout mille sujets d'affliction, nulle part rien qui la rassure.

Il ne reste à ces âmes d'autre ressource ^ que d'espérer contre toute espérance, de se jeter éperdument dans les bras de Dieu. Sainte Thérèse conseille alors de faire diversion par des occupations pieuses. Le feu de ces peines ne se fait sentir que de temps en temps, et non continuellement, sinon il ferait mourir. Les assauts de sainte Thérèse lui duraient jusqu'à huit jours, quinze jours, ou même trois semaines ^. Pendant ce temps, le patient croit qu'ils ne finiront jamais ; Dieu les dissipe et ce il semble qu'il n'y ait jamais eu de nuage dans Tâme ^. » « Lorsque l'union doit être sérieuse et réelle, pour généreux que l'on soit, la nuit dure plusieurs années *, » avec ces alternatives. La peine est parfois si violente que l'on pense voir l'abîme ouvert et

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