‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 229 sur 321 · Nuit, II, c. xui · texte numérisé non relu

Nuit, II, c. xui

reuse et si pénétrante que l'âme en est imprégnée ju^îi^n'aii plus intime d'elle-même^», quand l'influence my tique est forte.

La lumière ne vient point du travail de notre esprit, de la force de nos raisonnements ; au'contraire, plus elle est vive, plus notre entendement est lié et réduit à l'impuissance . C'est Dieu qui la répand dans notre âme, tantôt au milieu d'une occupation sainte, tantôt à l'improviste et môme parmi les travaux les plus vulgaires . Il la mesure parfois avec parcimonie, et l'on soufl're de la diète ; parfois « sans raisonnement ni discours, il illumine l'âme de plus de lumière dans l'espace d'un Credo, que nous ne pourrions en acquérir avec tous nos soins en plusieurs années ^ ». Quand celte lumière mystique est plus sensible et moins pure, c'est alors qu'elle est mieux accessible à notre regard, et nous la jugeons, bien à tort, plus cî aire et d'un plus haut prix . Mais quand elle est très pure et qu'elle excite un amour tout spirituel, « l'âme peut bien y être occupée sans qu'elle s'en aperçoive ou qu'elle le sente ... cette lumière n'échappe alors que par sa pureté, sa perfection et sa simplicité mêmes ^ ».

C'est surtout une connaissance expérimentale qui en dit plus que tous les raisonnements et les livres. Personne ne connaît Dieu comme ceux qui ont éprouvé l'union d'amour , Ils avaient seulement ouï parler

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