P. Poulain, Gi-âces d'or., xx etsuiy
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amoureux sur Dieu, une simple vue de foi où l'erreur ne peut se glisser . Il n'en est pas de même de la contemplation particulière et distincte : il est facile de prendre pour une illumination divine le travail de notre esprit, nos rêveries, les illusions du démon, et de se méprendre sur le sens et la portée des cômmunicalioQS qui viennent de Dieu. 11 serait luoiie tô trouver, dans les biograjjnies pieuses et jusque dans la vie des saints, des faits sans nombre à l'appui da cette remarque.
Art. III. — Dieu ineffahlement aimé.
Saint Jean de la Croix, s'appuyant sur saint Thomas, ne cesse de répéter que, dans les oraisons mystiques, la lumière et l'amour sont inséparables ; ou plutôt, c'est l'amour qui est le principe de la contemplation ; «cette science secrète de Dieu, c'est l'amour qui l'enseigne, c'est l'amour qui la rend savoureuse » ' . « C'est par le moyen de lamour qu'elle se communique et se répand dans l'âme » ". Saint François de Sales enseigne également que >( la méditation est mère de l'amour, mais la contemplation est sa fille... Le désir d'obtenir l'amour divin nous fait méditer, l'amour obtenu nous fait contempler : car l'amour nous fait trouver une suavité si agréable en la chose aimée que nous ne pouvons