‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 232 sur 321 · Canl., str. xxvii · texte numérisé non relu

Canl., str. xxvii

2. Nuit, H, c. xu et xvn. — Vice flamme, 3* str., 3* vers, § 10.

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assouvir nos esprits de la voir et considérer » ^. On ne s'expliquerait pas autrement comment une mère a la patience de rester auprès du berceau de son enfant et de s'y plaire ; de môme, il faut, dans la contemplation aride, un amour secret, mais très réel et vivant, qui nous enchaîne auprès de Dieu malgré la peine et l'ennui.

A son tour, la contemplation « fait naître un plus grand et plus fervent amour, lequel est enfin couronné de perfection lorsqu'il jouit de ce qu'il aime. Parce perpétue! mouvement de Tamour à la vue... et de la vue à l'amour... l'amour presse les yeux de regarder toujours plus attentivement la beauté bienaimée, et la vue force le cœur de l'aimer toujours plus ardemment »2 .

C'est Dieu qui échaufi'e la volonté quand et comme il veut . « L'âme se trouve parfois agitée des élans du plus pur amour, sans qu'elle puisse comprendre où en est la cause... sans même qu'elle sache (d'abord distinctement) ce qu'elle aime » '. Pourtant, c'est Dieu, c'est Notre-Seigneur qu'elle aime, à n'en pas douter. Cet amour peut être presque imperceptible, soit que Dieu n'en verse que quelques gouttes, ou qu'il soit trop pur et spirituel pour être saisi par les sens ; c'est à ses fruits qu'il faut le juger . II ne sera parfois ni bien fort ni bien faible, on en pour-

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