Ibid
à. Montée, II, c. xivet xxit. — Chemin, xxvi.
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rait avoir autant et même davantage dans les oraisons communes. A d'autres moments, ce sera comme un débordement de tendresse qui jettera lame hors d'elle uiême. Alors elle demeure fixée et comme immobile, dans l'admiration, le saisissement, le respect et la joie ; elle ne dit rien ou presque rien, elle ne parle pas son amour ; mais elle le montre en aimant : son attitude, son saisissement, son silence, le mouvement du cœur qui se porte sans cesse vers Dieu, tout cela est une magnifique louange et un charme pour Celui qui la captive. Ou bien ce sont des élans violents et ardents, les transports de l'ébriété spirituelle qui font jaillir du cœur trop plein des effusions bruyantes et pressées comme les flots d'un torrent tumultueux. On peut être saisi « avec tant de force et d'une façon si sensible, que non seulement l'âme, mais le corps lui-même en tressaille. D'autres fois, c'est sans le moindre ébranlement, mais avec un sentiment très élevé de soulagement et de jouissance, que l'âme est surprise au sein du repos... On y trouve un je ne sais quoi d'être divinet de vie élernellequele démon n'a pas le pouvoir d'imiter. Lui, qui est le singe de Dieu, pourra bien faire éprouver à l'âme une élévation et une satiété très sensibles, qu'il fera passer pour l'action intime de Dieu ; néanmoinsces modifications ne pénètrent pas bien avant et ne renouvellent pas tout son intérieur en la comblant de noblesse et d'amour, comme ont coutume de faire les connaissances infusesde Dieu»^.