‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 237 sur 321 · Amour de Dieu, liv. VI, c. vu et XI · texte numérisé non relu

Amour de Dieu, liv. VI, c. vu et XI

'$. S.ïiern.,Serm., ia Cant., Lxxiv. — Scala Claus., VI.

CHAPITBE IV 313

Nous laissons à des juges plus éclairés le soin de trancher ces controverses ardues. Nous avouons cependant que les autorités et les preuves, dont la seconde opinion se réclame, nous font plus d'impression. Nous pourrions donc conclure, au moins, que ce sentiment très particulier de la présence de Dieu, bien constaté dans une oraison de simple regard, lui donne un caractère nettement surnaturel, mais que son absence ne sufflrait pas à prouver que l'oraison n'est point mystique.

Art. V. — Influence sur l'âme et sur le corps.

Cette union amoureuse, où l'on sent parfois si vivement qu'on possède Dieu, produit une impression « de paix intérieure, de repos et de quiétude ^ )),qui pénètre jusqu'au fond de l'âme. Saint Jean de la Croix et sainte Thérèse ne cessent de signaler ce caractère des oraisons mystiques. Nos puissances reçoivent la lumière et l'amour, et n'ont plus à les demander au pénible labeur de la méditation ; « elles se reposent donc, et toute leur opération consiste en une simple, douce et amoureuse attention à Dieu ». C'est surtout l'apaisement d'un famélique qui se rassasie, d'un homme que la soif brûlait et qui se rafraîchit. L'âme était affamée de Dion, elle le cherchait partout et ne pouvait plus s en pi<s. r ; elle it rencontre et le po>sè(le ; il est la Iiiiiih-u- qui satisfait l'espi-it, l'amoui- qui lepose le cœur. Main-

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