‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 24 sur 321 · Reg. S. Ben., prol. passim · texte numérisé non relu

Reg. S. Ben., prol. passim

à peu roraison bien faite rendra notre foi plus vivante, fortifiera nos convictions, nous pénétrera profondément des clioses de Dieu, maintiendra le surnaturel toujours présent à notre esprit. Dès lors plus d'oubli, plus de sommeil. Il nous sera facile de vivre de la foi, de craindre, d'espérer, d'aimer et d'agir comme il faut, parce que l'œil de notre foi sera toujours ouvert.

Il y a 3° l'ignorance de nous-mêmes. L'amourpropre nous aveugle; humiliés de toutes nos misères et découragés par les difficultés d'y remédier, nous préférons fermer les yeux. Dès lors ne voyant plus quels sont nos défauts à corriger, nos ennemis à •combattre, ou nous cessons de lutter, ou nos coups se perdent dans le vide. De même, si nous ne connaissons guère bien les vertus qui nous manquent, 'les points faibles où il faudrait concentrer nos efforts, notre vie spirituelle flotte sans direction, selon que la pousse l'inspiration du moment.

Le remède à ce fléau, c'est l'examen de conscience, spécialement le retour sur nous-mêmes qui se fait dans l'oraison. Car, après nous avoir montré l'idéal à suivre, l'oraison nous invite à regarder les réformes que nous avons à faire. Elle est donc le flambeau qui éclaire notre travail spirituel, elle est spécialement l'école de l'humilité. Celui qui néglige l'oraison « n'a pas horreur de lui-même parce qu'il ne sent pas ses misères * » ; tandis que l'oraison nous fait toucher du doigt la multitude de nos fautes, de

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