‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 245 sur 321 · Chàleau, 4« dem., c. m · texte numérisé non relu

Chàleau, 4« dem., c. m

cription assez complète, et de inontrer comment s'y comportent nos diverses facultés.

Et d'abord la volonté.

Comme nous l'avons dit en parlant de la purification passive des sens, la contemplation commence par une quiétude très faible, à peine perceptible. Un souvenir de Dieu, vague, obscur, persistant et monotone, un amour non moins vague et indistinct, un besoin douloureux de posséder Dieu dans une plus grande union forment le fond de cet état. La quiétude est trop faible pour que l'on goûte la suavité de la divine présence. L'âme a soif, et Dieu lui verse non « un ruisseau », mais « un mince filet d'eau » comme « à un enfant » ^; elle est loin de nager dans les délices, elle est cependant quelque peu désaltérée et captivée, car elle éprouve le besoin d'être seule avec Dieu, et si elle y souffre, c'est bien pis ailleurs.

Souvent dans la suite et pour ainsi dire la plupart du temps, ce sera cette même quiétude un peu renforcée, tantôt plus, tantôt moins ; à certains moments, l'âme sent qu'elle possède Dieu dans une douce union, mais pas autant qu'elle voudrait, et il est impossible d'obliger Dieu à se donner davantage ; souvent, cette divine présence se voile, l'attrait et la facilité font place à une profonde sécheresse. En général, l'esprit est peu saisi, la volonté elle-même est imparfaitement occupée ; c'est un mélange de

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