‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 250 sur 321 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

t. Amour de Dieu, liv. VI, vi.

4, Cant., sir. 25.— Voir Scaramelli, Dir. mytt,, 3» tr., c.vn ^ viu.

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bant sur la main, la brûle vivement et s'éteint aussitôt, de même l'âme est prise, parfois dans la prière, parfois dans une occupation quelconque, d'un violent et subit élan d'amour qui s'apaise assez vite, mais dont les effets peuvent durer plus longtemps. Cela se rencontre surtout quand l'âme traverse un état de ferveur, et ces élancements peuvent la surprendre un certain nombre de fois dans une même journée.

Ce sommeil spirituel et ces étreintes amoureuses demandent généralement qu'on ait déjà fait de sérieux progrès dans la quiétude et les vertus ; car cela suppose une intensité d'oraison mystique qui approche de l'union pleine. Cependant, ce n'est encore qu'une forte quiétude, tant que cela ne va pas jusqu'à l'union de toutes les puissances.

Voilà donc comment la volonté est saisie dans la quiétude : parfois faiblement, et alors l'oraison est aride et ennuyeuse ; parfois avec une moyenne force, et l'on ne sera ni bien consolé ni profondément désolé ; parfois avec une grande énergie, et la prière est accompagnée ou d'une suavité douce et pénétrante, ou d'une ardeur qui va jusqu'aux transports, à moins que l'action mystique ne soit purement spirituelle, car alors elle serait comme imperceptible à cause de sa simplicité même "•.

Les autres puissances, entendement, mémoire et imagination, alors même qu'elles se recueillent, et

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