‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 251 sur 321 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

qu'elles entrent plus ou moins dans un doux repos, ne se perdent pourtant pas, elles ne sont pa? fixées en Dieu, ni suspendues. Elles gardent leur liberté ; seule, la volonté est u nie par l'amour, seule elle est captive sans trop savoir comment, et « sans être encore entièrement abîmée en Dieu », comme elle le sera plus tard. Les autres facultés peuvent participer séparément à l'union de la volonté, mais non pas toutes ensemble, ou bien ce ne serait que d'une façon imparfaite ; sinon, on serait dans l'union pleine et non plus dans la simple quiétude *.

Il faut bien que l'entendement soit surnaturellement illuminé, plus ou moins, dans sa partie supérieure ; la volonté n'aimerait point, si l'esprit ne lui montrait pas les amabilités de Dieu ; on sent que l'esprit reçoit cette lumière d'en haut et ne la fait pas jaillir du choc des raisonnements. Il contemple et ne discourt plus ; car la quiétude est une oraison infuse et de simple regard. 11 est vrai cependant qu'au début, « l'entendement peut encore avoir besoin de concourir par un exercice tranquille et modéré à la grâce qui veut le faire entrer dans le repos - » ; « il se fatigue quelques instants en tournant la roue de la noria pour remplir les canaux » ; durant l'oraison, «. il agit par intervalles et d'une manière très paisible » ; « le jardinier obtient ainsi

1. "Voir Ste Thérèse. — Me. c. xiv et xv, au commencement. — Chemin, xxxii, au commencement. — Chdleau, ■i' demeure, c. ii.

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